vendredi 3 juillet 2009
NIGER:le Conseil National pour la Résistance appelle à des sanctions internationales contre Tandja et son régime

Il faut sauver le Niger du coup d’Etat constitutionnel de Tandja Mamadou !!!
L’heure est grave au Niger. Le Président Mamadou TANDJA a décidé de s’imposer au peuple nigérien au-delà des deux mandats prévus par la constitution du pays. Il compte se maintenir au pouvoir à tout prix, y compris en plongeant le Pays dans une guerre fratricide!

Tandja Mamadou comme Baré Mainassara?
Le Conseil National pour la Résistance/ Mouvement
Umnyobiste (CNR/MUN), demande à M. TANDJA de
tirer, pour sa propre personne, les enseignements nécessaires des faits
sanglants qui ont souvent accompagnés, au Niger comme ailleurs, de telles
aventures autocratiques et de renoncer à toute tentative de maintien au pouvoir
au-delà du terme constitutionnel de son mandat.
Le Conseil National pour la Résistance /Mouvement
Umnyobiste (CNR/MUN):
-
-
la RésistanceLe Conseil National pour la Résistance lance un vibrant appel aux panafricanistes et progressistes africains, où
qu’ils se trouvent pour qu’ils se mobilisent aux cotés du peuple nigérien en
lutte afin de faire échec aux menées obscurantiste de l’acabit de Mr TANDJA.
la RésistanceLe Conseil National pour /Mouvement
Umnyobiste (CNR/MUN) exprime son soutien ferme
et sa totale solidarité à toutes les composantes du vaillant peuple nigérien
actuellement en lutte pour la défense et la sauvegarde de ses acquis
démocratiques acquis de haute lutte.
Le CNR - MUN est
convaincu que le peuple héroïque du Niger aura bientôt raison de la dictature
de Tandja, tout comme elle a vaincu celles de Seyni Kountché, Ali Chaibou et
Baré Mainassara, afin que la démocratie triomphe
au Niger.
la RésistanceLe Conseil National pour la Résistance, appelle enfin l’armée et les forces de sécurité nigériennes à se ranger du coté du peuple et de la démocratie et à ne pas rater l’occasion de saisir la perche que leur tend l’histoire du Niger.
Le peuple Nigérien est mobilisé contre la néo-dictature de Tandja
Honneurs et Gloire au peuple nigérien !
A bas les ennemis du peuple !
La lutte continue,
Pour la Patrie et l’Afrique, nous vaincrons.
TENE SOP
Secrétaire Général
Cameroon.Resistance.Council@googlemail.com
jeudi 2 juillet 2009
Affaire des Biens Mal Acquis de Paul Biya: Des menaces du pouvoir camerounais s'accentuent sur le Journaliste Jean Bosco Talla
Le pouvoir criminel de Yaoundé est bien décidé à faire payer très cher au journaliste JB Talla sa collaboration avec l'ONG francaise CCFD, à l'origine du Rapport surt les Biens Mal Acquis(BMA) de Paul Biya et de ses proches, qui sème depuis la semaine dernière une réelle panique au sein du régime corrompu de Paul Biya.
l'objectif de toute cette terreur sur JB Talla est certainement de le pousser au silence ou à l'exil. Mais l'interessé loin de se laisser faire, jure que"la lutte continue et qu'il n'a jamais été question pour lui de quitter le pays".
Nous vous reprenons ci-dessous et in extenso les SMS de menaces envoyés par des personnes non identifiées , mais dont les commanditaires ne font l'ombre d'aucun doute, à Jean Bosco Talla ces deux derniers jours.
Mercredi 01 juillet 2009: sms envoyés du n° de téléphone + 23796126799
- 19h53:56,"Qd on veut combatre le pouvoir il etre courageux que 2 pleurnicher sur ts les tois"
- 20h02:15, Réaction de JB Talla: "Il n'y a qu'un lâche pour se cacher derrière un sms"
- 20h11:22: le + 23796126799 écrit:
"De tte facon vtre cause et celle 2 vs comanditèr seront entendu dès lè prochin jrs"
-20h15:15: Réaction de JB Talla: "vous ne puvez pas effrayez une mouche: Poltron."
- 20h21:17, le + 23796126799 écrit: "Chant de cygne".
- 20h22:15, Réaction de JB Talla: "Des mots"
Toujours ce mercredi 1er juillet, après la publication du Communiqué du CODE dénoncant les ménances à l'encontre de JB Talla, une personne se faisant passer pour la soeur du journaliste, envoie un email au site d'information camer.be, pour faire croiore que "Jean Bosco Talla n'a aucun problème" et y laisse même un numéro de téléphone. Le CNR et le CODE ont tenté d'appeler á ce numéro en vain. la personne ne décroche pas. Lisez plutôt cet email frauduleux.
" De: Annette Talla <annette_talla@yahoo.fr> [ajouter au carnet d'adresses]
À: webmaster@camer.be [voir le contact]
Date: 01/07/2009 13:34:05
Salut à vous Monsieur Webmaster
L'information est erronnée.
je suis la petite soeur de JB Talla. Il se trouve actuellement à Douala et vaque à ses
occupations.
Ce communiqué n'est pas fondée.
Merci d'avance
Mon contact: 77 76 89 30
Bonne journée à vous " (fin du Email)
Jeudi 02/07/2009, SMS envoyés à partir du Numero de téléphone: +23775927893
02:37:26, Anonyme : "Cessez 2 de gesticuler la ou vs êtes si non vtre echeance sra ecourte"
Réaction de JB Talla: "sortez de l'ombre si vous êtes un homme. Couard."
02/07/2009, 02:37:26, l'anonyme n° de tel +23775927893: "Cmdt sadam, excuter 2 basse manoeuvres au compte de 2..."
Voilà donc le martyre que doiît endurer un cotoyen camerounais, journaliste en plus, qui a osé dénoncer les Biens Mal Acquis par Paul Biya et sa clique en 27 ans de pouvoir dictatorial!
Le Dictateur Paul Biya dans un discours qui est très souvent rappelé par le journaliste Puis Njawé, martelait pourtant avec force"que nul n'est obligé de prendre le chemin du maquis ou de l'exil pour exprimer ses opinions au cameroun (...)).
Si Paul Biya n'a rien a se reprocher dans cette "Affaire des Biens Mal acquis" pourquoi donc tout cet acharnement contre le journaliste Jean Bosco Talla? Pourquoi cet acharnement de la CRTV et du prébendier Biyiti Bi Essam qui n'ont cessé ces derniers jours de liver JBT à la vindicte populaire en presentant comme celui qui est à l'origine du "Rapport sur les Biens Mal Acquis de Paul Biya" publié par l'ONG Francaise CCFD? Pourquoi?
Nous savons maintenant à qui nous demanderons des comptes si demain Jean Bosco Talla est victime d'un accident suspect de la circulation, s'il est retrouvé égorgé dans un caniveau ou s'il est l'objet d'un empoisonnement dans un restaurenat. Ce serait un crime signé pour lequel, comme pour tous les autres meutres politiques commis par Paul Bioya et sa clique, les auteurs et les commanditaires répondront le moment venu! Ce n'est qu'une question de temps!
Essama Benoît Joel
Des ONG Francaises condamnent les meances du pouvoir contre le Journaliste J.B. Talla
Communiqué de presse
Appel à la vigilance quant à la situation des
acteurs de la société civile camerounaise, suite à la publication du
Rapport sur les Biens mal acquis du CCFD-Terre Solidaire
Paris, le 2 juillet 2009
Nos organisations sont vivement
préoccupées par les actes d’intimidation et de harcèlement dont est
actuellement l’objet Jean Bosco Talla, directeur de publication
du journal Germinal et ancien membre du comité de pilotage du Programme
concerté pluri-acteur (PCPA).
Depuis samedi 27 juin 2009, deux individus en
tenue civile rodent à proximité de son domicile. A deux reprises, ils
sont venus sonner pour demander si le journaliste vivait bien à cette
adresse. Dans la nuit du dimanche 28 juin, Jean Bosco Talla a reçu un
appel téléphonique anonyme l’avertissant qu’il fallait qu’il s’attende
à une « riposte ». Depuis lors, des individus, qui refusent de décliner
leur identité, l’appellent et lui demandent où il se trouve. Hier, 1er
juillet, il a reçu un sms anonyme le menaçant en ces termes : « de tte
facon vtre cause et celle 2 vs comanditèr seront entendu dès lè prochin
jrs » (1). Aujourd’hui, 2 juillet, les menaces se précisent : « cessez
2 de gesticuler la ou vs êtes si non vtre echeance sra ecourte » (2).
Plusieurs personnes, ont indiqué à Jean Bosco
Talla qu'il y avait « des gens à ses trousses » au sein des services de
l’Etat et l’ont incité à la prudence.
Ces actes d’intimidation et de harcèlement à
l’encontre de Jean Bosco Talla font suite à la publication, du rapport
du CCFD-Terre Solidaire « Biens mal acquis. A qui profite le crime ? »,
le 24 juin 2009, dont plusieurs pages sont consacrées au président
camerounais Paul Biya et à sa famille.
Le rapport a fait grand bruit au Cameroun.
Une partie de la presse a relayé les réactions virulentes du
gouvernement et du Rassemblement démocratique du peuple Camerounais
(RDPC) - parti au pouvoir - à l’encontre dudit rapport, du CCFD-Terre
Solidaire et de ses partenaires au Cameroun, dont le journal Germinal.
Ces menaces s’inscrivent dans un contexte
plus général de stigmatisation des journalistes indépendants, des
défenseurs des droits de l’Homme et des syndicalistes qui dénoncent la
corruption généralisée au sein des institutions publiques, les
atteintes aux droits de l’Homme des forces de l’ordre et les dérives
autoritaires du pouvoir en place.
Jean-Marc Bikoko, président de la
centrale syndicale du secteur public (CSP) et coordinateur de la
Plateforme d’information et d’action sur la dette du Cameroun, a
également reçu des appels anonymes et a été averti que les
renseignements généraux s’intéressaient de près à ses faits et gestes.
Il est à craindre que d’autres organisations et personnes avec
lesquelles le CCFD-Terre Solidaire entretient des relations au Cameroun
ne soient également l’objet d’actes d’intimidation et de harcèlement.
Convaincus qu’une société civile indépendante et
structurée est indispensable pour un développement équilibré du
Cameroun, nous appelons les autorités camerounaises à :
• veiller à ce qu’un terme soit mis à toute forme
de menaces et de harcèlements à l’encontre de Jean Bosco Talla ;
• garantir en toutes circonstances son intégrité
physique et psychologique ainsi que celle des autres partenaires du
CCFD-Terre Solidaire ;
• ouvrir une enquête sur les menaces
téléphoniques proférées à l’encontre de Jean Bosco Talla afin que leurs
auteurs soient identifiés, et que des poursuites adéquates soient
engagées à leur encontre conformément à loi.
(1) de toute façon votre cause et celle de vos commanditaires sera
entendue dès les prochains jours ».
(2) cesser de gesticuler là où vous êtes sinon votre échéance sera
écourtée »
Organisations signataires :
• Action des chrétiens pour l’abolition de la
torture (ACAT-France) - www.acatfrance.fr
• Agir ensemble pour les droits de l’Homme (AEDH)
- www.aedh.org
• Comité catholique contre la faim et pour le
développement (CCFD-Terre Solidaire) - www.ccfd.asso.fr
• Observatoire pour la Protection des
Défenseurs des Droits de l'Homme (programme conjoint de la Fédération
internationale des ligues des droits de l'Homme et de l'Organisation
mondiale contre la torture) - www.fidh.org
www.omct.org
• Sherpa - www.asso-sherpa.org
• Survie - www.survie.org
• Tax Justice Network - www.taxjustice.net
Contacts :
• ACAT-France : Séverine Boyer : 01 40 40 74 10
• CCFD-Terre Solidaire : Véronique de La
Martinière : 01 44 82 80 64
• FIDH : Gaël Grilhot / Karine Appy : 01 43 55 25
18
• OMCT: Delphine Reculeau: 0041 22 809 52 42
--
Stéphanie Dubois de Prisque
Chargée de communication
stephanie.duboisdeprisque@survie.org
Association Survie
210, rue St Martin
75003 Paris
Tél : 01 44 61 03 25
Fax : 01 44 61 03 20
http://survie.org
New Government in Cameroon: A non event
Why did Paul Biya wait until the publication by French-based NGO on his family, collaborators and personal fortunes to announce a new government?
Cameroon has been in suspense for over a year, waiting for a new
government. The arguments for a new government were many: the PM seemed
to be bugged down by rumours about his involvement in the Presidential
plane scandal – the so-called albatross affair – and actually had
sessions with the judicial police; rumours about deals in Bakassi that
led to the death of many Cameroonian soldiers, including the DO of
Kumbo Abedimo; the helplessness of government as Limbe was taken
control of and ransacked by an armed band that went scot-free; the
February 2008 uprisings fuelled by a mixture of anger against
constitutional amendments and generalised price hikes...
There was also the Pope’s visit and the subsequent fall-out of the millions that ended up in the private bank account of a government Minister; the glamorous visit of Chantal Biya abroad and the resultant tactless press outing of the Minister of Communication that led to the press turning him into a Lilliputian of the communication world! As it is with the nature of governments, these forces of error, doubt, clumsiness, rumours and despair turned the government into a sort of lame-duck government – waiting to exit. And no true leader can afford to keep such a government for too long!
And yet Paul Biya waited... until the straw that broke the camel’s back came: the publication by French-based NGO "Comite Catholique Contre la Faim et le Development" (CCFD) on the fortunes of Paul Biya's family and his close collaborators. Then, like on 22 September 2007, a "new" government emerged on June 30, 2009. Some would describe it differently, but June 30 can be considered as an initial starting point for new ministers, and a "new" starting point for the old ones. And in any case, all of them are starting afresh, under a new "Prime Minister, Head of government"!
Looked at broadly, the government seems to be just an effort to wind time; to hang on and wait for the unknown... Indeed, one can ask what the recycled old faces that sowed the seeds of the demise of our society will do of significance this time around that they could not do in the past.
Borrowing from Shakespeare’s measure for measure: our doubts are traitors; and make us lose the good we oft might win; by fearing to attempt! This seems to fit the "Biya Code" that has recently been in the news! Nursing doubts, he prefers people whose attitudes are dictated by opportunism rather than by real determination to serve; people whose natural instincts seem to be to shake any fruit tree within reach to get some fruits off it! He remains faithful to his failed policy of creating vacuums, inefficiency and ineffectiveness by dashing out ministerial posts as political rewards to several of such opportunists. By opting for another change that will lead to no progress, he loses the good he might have won by stepping out of his over-beaten cul-de-sac.
We are in need of a new set
of people from civil society and other forces, clean enough, and with
imagination and principles, capable of envisioning and devising an
enduring
system of government to replace the present one marred by
corruption, inefficiency, generalised lack of transparency and
accountability. Such would have provided the launching pad for the
transition which is no longer too many years away. This flag-end type
of government whose lifespan we know to be just around two years would
have been the ideal, if he did not fear to attempt!
Changing governments in the wake of impending political battles is usually a risky issue. In this case, the risk is removed because of the prospect of recycling; or the possibility of landing in jail on cooked-up or real charge of corruption; and by the certainty that ELECAM can do nothing to change the nature of elections in Cameroon! So the "disgraced" ministers can continue to wait in respectful expectation of recycling, and become even more zealous than they were in government.
It is the sovereign individuals - the sovereign people - that live in society that institute the state and consent to its authority. State power is managed by government. In Cameroon, it is constitutionally the President of the Republic that defines the framework of government. This being the beginning of another cycle, Paul Biya will issue the usual redundant rules of engagement for the government, before he leaves the new "Prime Minister, Head of government" to ensure their implementation. But since every member of government is thanking only Paul Biya for his/her appointment, they are fully aware that the redundant phrase "in consultation with the Prime Minister" is just as hollow as the force of the Rule of Law in Cameroon.
As the "new"
government gets ready to engage in the characteristic new deal "Rule of
Ministers" in place of the Rule of Law, they should remember the
natural law
that, all that goes up must come down. As they get
ready to violate the spirit and letter of article 66 of the
Constitution on the declaration of their assets and property, like
their predecessors did, they should keep in mind that change must one
day come to Cameroon.
Posted by Yemti Harry Ndienala
Le journaliste Jean Bosco Talla en danger au Cameroun
Depuis la publication du rapport de l’ONG française CCFD-Terre
Solidaire sur les biens mal acquis, dont les pages 102 à 106 sont
consacrées au Cameroun et principalement aux nombreux biens mal acquis
par le dictateur Paul Biya et sa famille,
Le CODE apprend que le journaliste Jean Bosco Talla, dont le rapport du CCFD a été alimenté entre autres par l’excellent travail, et qui a également enquêté sur les biens du chef du régime camerounais et de sa famille, est actuellement la cible du régime RDPC-Biya. Les thuriféraires de ce régime, en tête desquels se trouve M. Biyiti Bi Essam, ministre de la communication et de la sécurité des devises, ont quasiment mis à prix la tête du journaliste.
M. Talla fait l’objet de toutes sortes de menaces, des traditionnels coups de fils anonymes aux menaces de mort à prendre très au sérieux. En effet, le CODE rappelle que M. Jean Bosco Talla a déjà fait l’objet d’un enlèvement à Zoétélé suite à ses enquêtes sur les biens mal acquis des barons du régime, dont ceux de M. Abah Abah, actuellement sous les verrous pour corruption.
Le CODE alerte l’opinion publique internationale et nationale sur la réelle situation de danger mortel dans laquelle vit actuellement M. Jean Bosco Talla, et appelle toutes les organisations internationales de défense des droits humains à redoubler de vigilance sur la situation du Cameroun, en ce moment crucial où le régime camerounais compte étouffer toute voix qui éclairera sa nature sanguinaire et corrompue pour s’assurer une visite du dictateur Biya en France. En effet, le danger pour la vie de M. Talla est d’autant plus grand que le rapport du CCFD sur le Cameroun, tombe justement au moment où l’autocrate camerounais prépare activement ce voyage officiel en France.
Le CODE en profite pour appeler tous les Camerounais patriotes et démocrates de la diaspora, à se préparer à prendre congé et à acheter leurs titres de transports pour aller manifester massivement en France, au moment indiqué, contre la dictature de M. Biya et du RDPC.
Le CODE appelle également toutes les organisations de défense des droits humains, de défense de rapports plus respectueux et démocratiques entre la France et l’Afrique, à dénoncer la caution que le gouvernement français, plus françafricain que jamais, s’apprête à donner au dictateur camerounais, dernier baron d’une génération finissante de la Françafrique.
Tous à Paris en juillet, pour dire à la face du monde ce que M. Biya empêche les Camerounais de lui dire en face au Cameroun :
«Biya - Non ! Nous n’en voulons plus ! ».
Pour le CODE,
Le secrétaire Exécutif,Dr Moïse ESSOH
Lire aussi sur Icicemac.com
vendredi 26 juin 2009
Dual Citizenship in Cameroon(I): Time for a Long Overdue National Debate
Dual Citizenship (I): Time for a Long Overdue National Debate
By Dibussi Tande (Originally published on Scribbles from the Den)
After Cameroon won the first Afro-Asian football finals against Saudi
Arabiain Jeddah in 1985, the Saudis refused to hand over the trophy on
grounds that Cameroon had fielded an ineligible French player during
the first leg encounter in Yaounde. The player in question was none
other than the legendary Roger Milla who had showed up for the game
with his French passport. The Cameroonian government insisted that even
though Roger Milla carried a French passport he was still a bona fide
Cameroonian citizen who had the right, in fact the obligation, to
defend the colors of his native land. The issue was resolved months
later following high-level diplomatic exchanges and the mediation of
the world football governing body, FIFA.
About a decade later, the same Cameroonian Government barred another Cameroonian icon, the irascible novelist and critic Mongo Beti, from running for the 1997 parliamentary elections on grounds that he was not a Cameroonian. The reason? When Mongo Beti returned from exile a few years earlier, he had entered the country using a French passport. Until his death a few years later, the Biya regime continued to describe Mongo Beti as a foreigner who was ceaselessly meddling in the affairs of his host country Cameroon …
These two incidents involving passports from the same foreign country clearly capture the schizophrenic and arbitrary application of Cameroon’s outdated and highly restrictive nationality law (Loi no. 68-LF du Juin 1968 portant Code de la nationalité) which is out of step not only with the reality of Cameroonian society today, but also with current world-wide trends.
According to article 31 of the 1968 nationality code, any
Cameroonian who acquires the nationality or citizenship of a foreign
country, shall, upon that acquisition, cease to be a citizen of
Cameroon. However, as we have seen in the case of Roger Milla and Mongo
Beti, the nationality law is generally enforced only when it is in the
interest of the regime in power to do so; the only reason Mongo Beti
was consistently branded a foreigner and barred from contesting
parliamentary elections was because he was a virulent critic of
President Biya and his regime.
Mongo Beti’s treatment was
quite different from that of Professor Hogbe Nlend, another prominent
Cameroonian who had sought exile in France during the Ahidjo era. Hogbe
Nlend, who later became the President of the influential Bordeaux
chapter of the ruling CPDM party in the late eighties and early
nineties, was eventually appointed a minister in Biya’s cabinet in 1999
on the UPC ticket even though he carried a French passport just like
Mungo Beti…
A growing concern…
Until recently, dual
citizenship was a marginal issue which primarily concerned Cameroonian
athletes (particularly professional footballers) in Europe. In fact, it
is an open secret that practically every European-based player on the
Cameroon national team holds a foreign passport. Like other Cameroonian
professionals in the Diaspora, footballers take up foreign citizenship
for practical reasons (e.g., to avoid UEFA and national league quotas
on foreign players that existed before the Bosman ruling of 1996, or current restrictions on non-EU players).
In
other cases, dual citizenship stems from the fact that some of these
athletes were born in countries that grant citizenship by birth, but
they later decided to play for Cameroon rather than for their country
of birth. This is the case for example, of Joseph Desiré Job and
Valerie Mezague both of whom were born in France, and who actually
played for the French national team at junior levels before finally
opting for Cameroon’s Indomitable Lions.
Today, thanks to the establishment of vibrant and ever-growing Cameroonian Diaspora communities around the world (particularly in Europe and America) and the equally growing number of children of Cameroonian parentage born in these foreign countries, the issue of dual citizenship has become a critical one – even though it is yet to become part of the national discourse back in Cameroon. In fact, in the rare occasions when the issue of citizenship has made the headlines in Cameroon, it has been in the context of the fraudulent acquisition of Cameroonian citizenship by foreigners; a situation which according to the Government daily, Cameroon Tribune (07/08/2002), may result in “a person of doubtful nationality could some day become the Prime Minister of Cameroon as was said to be the case elsewhere”…
Contradictory signals
During a visit to the
United States in 2001, former Prime Minister Peter Mafany Musonge
conceded in a press conference in Chicago that the issue of dual
citizenship was an important one, and intimated that Cameroon may
eventually have to follow the trend towards dual citizenship if it
intended to fully exploit resources and skills of its ever-growing
Diaspora community. Dr. Elvis Ngole Ngole, a prominent member of the
Musonge delegation, even advised the Cameroonian Diaspora in the United
States to mobilize its resources and energetically lobby lawmakers back
home in view of amending the 1968 Citizenship law.
However, when Musonge’s successor, Ephraim Inoni, visited the United States four years later, he simply brushed aside the issue of dual citizenship, insisting that Cameroonian law was very clear on the matter, and that change was not in the horizon.
The fact that most Cameroonians in the Diaspora are considered opponents of the Biya regime, and that the dissonant calls for dual citizenship legislation have been coupled with demands for Diaspora voting rights has not helped matters. It has inadvertently created and emotionally-charged and partisan environment where a reasoned and informed debate on the issue has become virtually impossible since many in the Biya regime consider the granting of dual citizenship rights to the Cameroon Diaspora as an unnecessary and reckless reward for the very people who are trying to bring down the regime in power.
Can Cameroon afford to reject dual citizenship?
Can
Cameroon – a country which proudly celebrates its newfound HIPC
(Heavily Indebted Poor Country) status - afford a development policy
which shuts out some of its most resourceful and skilled citizens on
the spurious claim that their patriotism is questionable because they
reside abroad and have taken up foreign nationalities, usually for
practical reasons?
Does a country which is hemorrhaging from loss of its best brains to other countries not owe it to itself and its unborn progeny to use every strategy and tool at its disposal to turn the brain drain into a brain gain?
Can Cameroon ever attain its development and modernization objectives without a more imaginative, less restrictive and less confrontational relationship with its thriving Diaspora community?
Finally are the reasons that once led to the rejection of dual citizenship still valid in the global village of the 21st century? Isn’t it time for a long overdue honest, informed and objective national discussion “over whether dual citizenship is a healthy acknowledgment of a complex cultural identity or a watering-down of patriotic loyalty.” (Chicago Tribune, July 7, 2002).
The case against dual citizenship
The reasons
why countries reject dual citizenship are legion (e.g., to avoid
complications that may arise from custody disputes or extradition cases
involving dual citizens). However, the most common reason advanced is
that of “watered down loyalty” which supposedly arises when an
individual takes up a second nationality or citizenship.
According to a report by the Australian Parliament on the pros and cons of dual citizenship, opponents of dual citizenship argue that "a person should be totally committed in a legal and emotional sense to one country" because "having more than one citizenship conflicts with notions of national identity and cohesion." The report cites Dr Katherine Betts of Monash University who insists that “the nation state is still an important political unit. Communities that work have boundaries. Blurred membership leads to blurred loyalty.” Other opponents of dual citizenship, cited in a Chicago Tribune article argue that it commodifies national identity by "…treating passports like credit cards to be collected and used interchangeably depending on convenience."
In the specific case of African states, the rejection of dual citizenship is a product of the years immediately following independence when issues of national identity and national belonging were viewed primarily in exclusionary and even confrontational terms. In this context granting citizenship to individuals who still maintained their original nationalities was seen as a weakening the “unifying power” of the nation-state, threatening “National Unity” and slowing down the construction of the “nation”.
Current trends
Close to half a century later,
the national and international landscape has changed dramatically as a
result of globalization and the dramatic growth of international
migration. As the previously-cited Australian report points out:
“There is vastly greater mobility of people and increased incidence of people living and working in foreign countries for extended periods… There is greater acceptance in the modern, internationalised world, that individuals may be citizens of more than one country and satisfactorily meet duties as citizens in relation to each. There is greater acceptance that having dual citizens hasn't done much harm to nations, and that the benefits of dual citizenship extend beyond the individuals concerned.”
Today, the issue of dual citizenship in Cameroon is less about excluding foreigners who are reluctant to give up their old nationalities, and more about including bona fide Cameroonians who now live abroad and are part of the highly-skilled, much sough-after and extremely mobile international workforce. Other countries are furiously competing for these skilled workers by offering them attractive incentives ranging from high wages to permanent residence and even citizenship. Cameroon must be willing to offer equally enticing benefits - the most obvious being dual citizenship – if it also intends to compete on an equal footing with these countries and benefit from the skills of these professionals.
To date, there is no evidence to indicate that Cameroonians who have taken up foreign citizenship have become less attached to or less interested in their homeland, or that they are a threat to national security as a result. On the contrary, the Cameroonian Diaspora is contributing significantly in shoring up the Cameroonian economy. The remittance of Cameroonians abroad amounts to millions of dollars annually; Diaspora-owned business ventures employ thousands of Cameroonians at home; Cameroonian alumni, cultural, professional, and other Diaspora-based organizations carry out thousands of charitable ventures (from scholarships to communal development projects) in Cameroon each year. In the same vein, many prominent Cameroonians in the Diaspora have given the country a visibility on the international scene which it would otherwise not have had.
It is therefore safe to conclude that the contribution of Cameroon’s Diaspora to national development has been very significant, and that the color of a dual citizen’s passport has little or nothing to do with that citizen’s level of commitment and attachment to home and country.
So what are the specific benefits of dual citizenship to individuals concerned and to their countries of origin? Which are some of those countries in Africa and elsewhere that have adopted dual citizenship and what justification was put forth for ultimately embracing dual citizenship legislation?
These questions will be answered in Part II of this posting.
Click here for Part II of this article.
vendredi 19 juin 2009
Mort d’Omar Bongo - Petit rappel utile pour les curieux…
http://survie.org/Mort-d-Omar-Bongo-Petit-rappel.html
« Je veux être le président de la France des droits de l’homme. […] Je ne veux être le complice d’aucune dictature à travers le monde. »
Nicolas Sarkozy, meeting de l’UMP, Paris, 14 janvier 2007.
Le 25 mai 2007, Nicolas Sarkozy accueille Omar Bongo, second chef d’État africain reçu à l’Élysée depuis le 6 mai. La veille, le nouveau président recevait Ellen Johnson-Sirleaf, présidente depuis 2005 du Liberia, pays ravagé par quinze années de guerre civile. La première femme chef d’État d’Afrique n’a cependant été reçue qu’un quart d’heure. Omar Bongo, lui, est accueilli avec une toute autre faveur. Il faut dire que l’amitié entre les deux hommes n’est pas récente. En témoigne cette interview du dirigeant gabonais sur les ondes de Radio France International, quelques jours avant leur rencontre :
RFI : « Depuis combien de temps vous connaissez-vous [avec Nicolas Sarkozy] ? »
O.
Bongo : « Ben, je le connais il n’était même pas encore au
gouvernement. Quand Chirac était à la Mairie, dans les années 80 et
quelques. »
RFI : « Est-ce que vous vous tutoyez par exemple, ou est-ce que vous vous vouvoyez ? »
O.
Bongo : « On se tutoie ! Puisque vous voulez être dans les secrets des
parfums, hier [le 6 mai, jour de l’élection] il m’a même téléphoné.
Bon, alors ! Si ça peut vous arranger, voilà ! On se tutoie depuis 80
et quelques. »
RFI : « Et alors, que vous a-t-il dit ? »
O.
Bongo : « Non, non, non… Mais vous croyez pas tout de même que je vais
me livrer à ce genre de confidences, non ? Il m’a dit tout simplement :
merci pour certains de tes conseils, voilà ! Et je lui ai dit
félicitations pour m’avoir compris parfois. » [1]
Des conseils, le dirigeant gabonais en a copieusement prodigué. De janvier 2004 à mars 2007, il a rencontré Nicolas Sarkozy au moins sept fois, la plupart du temps dans son luxueux hôtel particulier, à Paris [2]. Le 22 mars 2007, au sortir d’un énième entretien, le futur président français est piégé par une télévision gabonaise. Un rien gêné, il confie avoir « écouté les conseils » d’Omar Bongo et « recueilli ses sentiments d’amitié » [3].
La compagnie d’Omar Bongo est certainement très instructive, tant le dirigeant gabonais connaît bien les coulisses de la vie politique française. Au pouvoir depuis 1967, il a connu tous les présidents de la Ve République. Son investiture fût organisée par la France. Le 17 août 1960, le général de Gaulle déclare l’indépendance du Gabon et place à sa tête Léon M’Ba, proche de l’administration coloniale. À la mort de M’Ba en 1967, Jacques Foccart choisit de le remplacer par son directeur de cabinet, membre des services secrets français : Albert-Bernard Bongo, rebaptisé Omar Bongo lorsqu’il se convertit à l’Islam en 1973. Jeune trentenaire, ce dernier fonde le Parti Démocratique Gabonais, parti unique qui régnera sans partage pendant 25 ans. En 1990, le multipartisme est instauré, mais Omar Bongo remporte invariablement toutes les élections, notoirement connues pour leur trucage [4] . L’opposition politique est encadrée par un système policier sophistiqué, utilisant intimidations, assassinats et corruption [5]. Le Gabon et la Françafrique
Le Gabon, petit État pétrolier du golfe de Guinée d’1,4 million d’habitants, est une caricature de la Françafrique. Pays aux richesses exceptionnelles, exportant manganèse, pétrole, gaz, fer, bois et uranium, sa population reste très pauvre : système médical défaillant, infrastructures scolaires, routières et sanitaires délabrées, mortalité infantile élevée, analphabétisme. 70% des Gabonais vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Deux indicateurs résument ce paradoxe : le Gabon est le 84e pays le plus riche du monde si on considère son Produit Intérieur Brut par habitant, mais il dégringole à la 119e place sur 177 États dans le classement de l’Indicateur du Développement Humain [6] . Cet écart de 35 places, l’une des pires performances de la planète, illustre combien les richesses du pays profitent peu à la population et sont concentrées dans les mains du clan au pouvoir et des entreprises françaises. Ces dernières sont présentes dans tous les secteurs de l’économie, la France constituant 80% des investissements étrangers au Gabon. La principale entreprise est Elf, désormais TotalFinaElf. Une proximité franco-gabonaise ouvertement assumée par Omar Bongo : « L’Afrique sans la France, c’est la voiture sans le chauffeur. La France sans l’Afrique, c’est une voiture sans carburant. » [7]
Les deux pays entretiennent une coopération militaire très étroite, avec une base militaire permanente à Libreville rassemblant huit cents soldats français. Des accords spéciaux prévoient la mise en place d’une garde présidentielle supervisée par Paris. Créée par l’agent secret Bob Maloubier, équipée d’armes modernes, c’est la meilleure unité combattante du pays [8].
Dans toutes les enquêtes sur la Françafrique, le Gabon est désigné comme une plateforme militaire, pétrolière et financière au cœur des ’’réseaux Foccart’’. Base logistique de la guerre du Biafra (qui, de 1967 à 1970, provoqua la mort de deux millions de personnes), point de départ des expéditions mercenaires de Bob Denard (qui y disposait d’un ranch d’entraînement), ou encore base arrière du coup d’État de 1997 du congolais Denis Sassou Nguesso (beau-frère d’Omar Bongo), le Gabon mérite certainement son surnom de ’’Foccartland’’ [9].
D’après les enquêtes menées pendant l’affaire Elf, Omar Bongo a participé au financement de partis politiques français, mouvances gaullistes en tête, généralement sous forme d’argent liquide. Pour l’ancien directeur de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure (DGSE), Pierre Marion, « Les subsides de Bongo servent à tout le monde lors des élections françaises et créent une sorte de colonialisme à l’envers » [10] . Est-ce la raison pour laquelle tant de personnalités politiques (dont François Bayrou, lui aussi ’’piégé’’ par la télévision gabonaise) se sont empressées de rencontrer Omar Bongo pendant la campagne présidentielle de 2007, à commencer par Nicolas Sarkozy ? Non, affirme un proche du leader UMP interrogé à ce sujet : « Nicolas n’a pas besoin de valoches » [11] – allusion aux valises de billets. Entre Nicolas Sarkozy et Omar Bongo, une simple relation d’amitié ? Nicolas Sarkozy au Gabon
Quelques mois plus tard, pour clore sa première tournée africaine, Nicolas Sarkozy se rend à Libreville, capitale du Gabon. Aux journalistes s’étonnant de ce choix contradictoire avec les discours de ’’rupture’’, Nicolas Sarkozy argumente : « En Afrique, le statut d’ancien, cela compte. Ne pas aller à Libreville, c’était humilier Bongo. […] S’agissant du Gabon, je ne pense pas que ce soit le pays qui ait le plus à rougir du point de vue de la démocratie interne. » Vraiment ? Derniers contre-exemples en date : en janvier 2008, les autorités gabonaises suspendent les activités d’une vingtaine d’organisations de la société civile qui critiquaient la façon dont le gouvernement utilise la manne pétrolière [12] . En juin 2008, le coordonnateur de la coalition Publiez ce que vous payez [13] Gabon, Marc Ona, est interdit de sortie du territoire, accusé de porter atteinte à la sûreté de l’État, puis interpellé par la police sans charges ni mandat fin juillet 2008 [14] .
Lors de sa visite, Nicolas Sarkozy annonce une réduction de 20% de la dette bilatérale du Gabon, une décote exceptionnelle qui ressemble fort à un ’’renvoi d’ascenseur’’, et qui n’empêchera cependant pas la moitié du budget du Gabon, au bord de la faillite, de passer dans le service de la dette [15] . Le président français visite également une forêt classée au nord de Libreville. Accompagné de la spécialiste britannique des primates Jane Goodall, il déclare : « Je ne veux pas qu’on pille la forêt africaine ». Près de lui, on distingue Francis Rougier, PDG d’une entreprise maintes fois dénoncée pour ses pratiques de pillage des bois africains [16].
Une ombre vient cependant assombrir cette visite officielle : l’enquête dite des Biens mal acquis. En mars 2007, trois associations françaises, Survie, Sherpa (groupement de juristes spécialisés dans la criminalité économique) et la Fédération des Congolais de la Diaspora déposent une plainte pour « recel de détournement d’argent public » visant l’acquisition de biens en France par des chefs d’États africains et leurs familles. Cinq chefs d’État sont visés : le gabonais Omar Bongo Ondimba, le congolais Denis Sassou Nguesso, le burkinabé Blaise Compaoré, l’angolais Eduardo Dos Santos et l’équato-guinéen Teodoro Obiang. Motif ? Les biens immobiliers et financiers de ces chefs d’État en France semblent disproportionnés par rapport à leurs salaires officiels. Les trois associations puisent leurs arguments dans un rapport intitulé Biens mal acquis… profitent trop souvent, réalisé en 2006 par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD).
En juin 2007, le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire confiée à l’Office Central de Répression de la Grande Délinquance Financière (OCRGDF). Les premières investigations aboutissent à des résultats impressionnants [17]. En témoigne cet extrait du journal Le Monde, qui publie les principales informations des trente-quatre procès-verbaux rédigés entre juin et novembre 2007 : « La découverte la plus spectaculaire se situe entre les Champs-Élysées et la plaine Monceau, dans le 8e arrondissement de la capitale. Là, un hôtel particulier a été acquis le 15 juin 2007 pour la somme de 18,875 millions d’euros par une société civile immobilière (SCI). Celle-ci associe deux enfants du président gabonais, Omar Denis, 13 ans, et Yacine Queenie, 16 ans, son épouse Edith, qui se trouve être la fille du président congolais Denis Sassou Nguesso, et un neveu de ce dernier, Edgar Nguesso, 40 ans. […] Au total, sont répertoriés 33 biens (appartements, hôtel particulier et maisons) appartenant au gabonais Omar Bongo ou à sa famille : deux appartements avenue Foch (88 m2 et 210 m2) et un de 219 m2 lui aussi situé dans le 16e arrondissement. À Nice, une propriété est constituée de deux appartements, trois maisons. Ali Bongo, qui est son fils et aussi son ministre de la défense depuis 1999, est également propriétaire avenue Foch tandis que son épouse Edith possède deux immenses logements dans le 7e arrondissement, non loin de la tour Eiffel. De Nice à Neuilly-sur-Seine en passant - souvent - par le 16e arrondissement parisien, l’enquête recense aussi les propriétés de Jean Ping, ex-gendre d’Omar Bongo et actuel ministre des Affaires étrangères, et d’autres fils du président gabonais comme Omar-Denis junior et Jeff, ainsi que ses filles comme Audrey, Yacine Queenie, ou petite-fille comme Nesta Shakita. » [18]
Les enquêteurs répertorient onze comptes ouverts au nom d’Omar Bongo à Paris, Nice ou Créteil, ainsi que l’achat d’un impressionnant parc automobile de luxe. La richesse immobilière et les revenus publics du président gabonais sont largement disproportionnés par rapport à son salaire officiel, 15 000 euros par mois. D’où provient la fortune d’Omar Bongo ? Deux chèques découverts pendant les investigations de l’OCRGDF sont éloquents. En février 2004, la femme du président (qui n’est pas membre du gouvernement) achetait une voiture de luxe Maybach, payée intégralement par le Trésor public gabonais : les enquêteurs français ont découvert un chèque de 390 795 euros, tiré sur le compte de la paierie du Gabon. Ce même compte, ouvert à la Banque de France, a également servi à financer la moitié d’une Mercedes à 75 000 euros achetée en septembre 2006 à Paris par Pascaline Bongo, la fille du président.
En 1999, le Sénat états-unien enquêtait déjà sur l’origine de la fortune du président gabonais, mettant au jour de multiples comptes à Jersey, à Londres, au Luxembourg, à New York et en Suisse, pour un montant total dépassant les 130 millions de dollars. Selon la City Bank et les sénateurs états-uniens, « l’argent provenait d’une allocation budgétaire, 8,5 % du budget gabonais – soit 111 millions de dollars – étant chaque année réservés au président. […] Les fonds gouvernementaux du Gabon sont bien la source première des avoirs se trouvant sur les comptes d’Omar Bongo » . [19]
Et pendant ce temps, le pays s’endette. Alors que le Gabon continue d’exporter plus de 13 millions de tonnes de pétrole brut par an, la dette publique contractée par Omar Bongo s’élevait déjà à 4 milliards de dollars en 2002. L’opulente fortune du chef d’État gabonais nous laisse présager des profits colossaux réalisés par Elf, Bolloré, Bouygues et toutes les multinationales profitant du pillage des ressources africaines, cela pendant que les populations de ces pays s’appauvrissent.
Mais revenons à la visite gabonaise de Nicolas Sarkozy. Ce jour-là, un journaliste questionne justement le président sur l’affaire des Biens mal acquis. Le président français, visiblement agacé, rétorque : « Si à chaque fois qu’il y a des enquêtes il faut arrêter nos relations, on ne les aurait pas arrêtées seulement du côté africain, si vous voyez ce que je veux dire… Attendez que la justice fasse son travail et on verra bien. » [20] Cette scène, qui montre le visage embarrassé du président Bongo, s’affiche sur plusieurs chaînes de télévision française à des heures de grande écoute.
Attendre que la Justice fasse son travail ? Le 13 novembre 2007, le parquet de Paris décide de classer cette enquête sans suite. Motif ? « Les investigations n’ont pas permis, en l’état, de mettre en évidence des infractions pénales », pourtant révélées par les deux chèques de la paierie du Gabon en France. Difficile de ne pas imaginer derrière cet opportun classement juridique, lorsque l’on connaît les détails du dossier, une décision politique prise au plus haut niveau.
Le 3 mars 2008, la chaîne de télévision France 2 diffuse cependant un reportage sur les Biens mal acquis, en particulier ceux d’Omar Bongo. La diplomatie gabonaise réagit aussitôt par un communiqué dénonçant un « acharnement médiatique » mettant « en péril l’intégrité physique (sic) [d’Omar Bongo] ainsi que celle de sa famille ». Quelques mois plus tôt, le dirigeant gabonais expérimentait déjà cette stratégie de victimisation. Le 2 décembre 2007, célébrant le 40e anniversaire de son arrivée au pouvoir, Omar Bongo dénonçait les « détournements », la « course pour l’enrichissement illicite », la « corruption » et « l’impunité ambiante » du reste de la classe dirigeante, accusant celle-ci d’avoir fait « main basse » sur les fonds destinés au développement : « Je sais que l’état de notre réseau routier, de nos infrastructures sanitaires et scolaires, de nos moyens de transport publics, a connu une grave dégradation […] [le Gabon] est aujourd’hui affaibli par l’ethnisme, le clientélisme, l’affairisme, la corruption, la politisation outrancière, qui ont gangrené les pouvoirs publics. » [21] On n’eut pas dit mieux.
* Publié avec l’aimable autorisation de l’éditeur Tribord
Notes
[1] RFI, 8 mai 2007.
[2] Rue Dosne, Paris XVIe. Cf. La Lettre du Continent, 16 février 2006, 29 juin 2006, 14 septembre 2006, 12 octobre 2006, 25 janvier 2007, 22 février 2007.
[3] L’Express, 18 juin 2007, scène également visible sur le site internet Dailymotion.
[4] Billets d’Afrique et d’ailleurs n° 141, novembre 2005.
[5] Cf. Noir Chirac, déjà cité.
[6] Rapport du PNUD 2007/2008.
[7] Rapporté dans Affaires africaines, Pierre Péan, Fayard, 1983.
[8] Cf. Noir Silence, déjà cité.
[9] Cf. Noir Procès, ouvrage collectif, Les arènes, 2001.
[10] ibid.
[11] L’Express, 18 juin 2007.
[12] Journal Du Dimanche, 18 Janvier 2008.
[13] La coalition internationale « Publish What You Pay », lancée en 2002, milite pour une plus grande transparence des entreprises et des États dans l’exploitation des ressources pétrolières et minières.
[14] Cf. communiqué de l’association Survie, 1er août 2008, disponible sur http://survie.org
[15] Remboursements annuels du capital et des intérêts de la dette.
[16] Les activités de Francis Rougier sont dénoncées dans Les pillards de la forêt, Arnaud Labrousse, François-Xavier Verschave, dossier noir n°17, Agone, 2002.
[17] Les résultats de cette enquête ainsi que celle réalisée par le CCFD sont rassemblés dans la brochure Biens mal acquis des dictateurs africains en France, brochure de l’association Survie, juin 2008, disponible sur http://survie.org
[18] Le Monde, 1er février 2008.
[19] L’Express, 8 juin 2000 et Rapport du Sénat américain, Private Banking and Money Laundering, 1999.
[20] Est républicain, 28 juillet 2007.
[21] AFP, 2 décembre 2007.
mardi 9 juin 2009
La sélection naturelle élimine les despotes africains les uns après les autres: après O. Bongo, à qui le tour?
La disparition
d’Omar Bongo est une chance pour le Gabon et l’Afrique combattante !
Le décès du dictateur corrompu Omar Bongo Ondimba,
le 08 juin 2008, est à coup sûr, une triste nouvelle pour sa famille, ses amis et ses proches, dont nous comprenons
et respectons la douleur et la peine. Mais cette disparition est sans conteste,
une bonne nouvelle pour toutes les victimes du système néocolonial corrompu de Bongo
et pour les forces démocratiques et progressistes du Gabon, qui ont tant
souffert des crimes économiques et politiques de celui qui fût le plus ancien
des chefs d’Etat au monde!
Malgré sa légendaire longévité au pouvoir, l’histoire gabonaise et africaine ne retiendra, malheureusement, rien de significatif à l’actif de l’ancien chef d’Etat gabonais, sinon qu’il aura travaillé toute sa vie durant contre les intérêts de son peuple et de l’Afrique. Création et valet fidèle de la Françafrique et de l’impérialisme français en Afrique, Omar Bongo ne doit son pouvoir, sa consolidation et sa conservation- malgré un désaveu populaire évident- qu’aux présidents français qui se sont succédé à l’Elysée depuis 50 ans! Il aura été jusqu’à sa mort un torpilleur de l’Unité Africaine, un pourfendeur invétéré de l’intégration sous régionale au sein de la CEMAC et un farouche opposant à toute idée des Etats-Unis d’Afrique.
Omar Bongo Ondimba a commis le funeste exploit de
transformer un pays scandaleusement riche en matières premières, en un pays
totalement délabré, sans infrastructures, sans hôpitaux, etc. ; bref, un
véritable océan de pauvreté et de misère dans lequel nage au quotidien le
peuple gabonais.
Le Conseil
National pour la Résistance – Mouvement Umnyobiste (CNR-MUN) souhaite que
la disparition du dictateur Omar Bongo soit pour le Gabon, l’occasion d’un
nouveau départ à tous les niveaux, et notamment sur le plan des libertés
démocratiques et politiques qui ont été bafouées et confisquées pendant 41 ans.
Le CNR-MUN
est convaincu qu’il ne sera pas possible
d’organiser une élection crédible et transparente,- dans un pays habitué aux
fraudes et manipulations électorales comme le Gabon- en 30 ou 45 jours comme le
prévoit la constitution de ce pays. C’est pourquoi le Conseil National pour la
Résistance appelle l’Union Africaine, l’ONU et tous les
progressistes africains à œuvrer pour une période de transition de 6 à 12 mois au
Gabon, gérée par un gouvernement intérimaire tripartite qui serait composé du PDG
et ses alliés, de l’Opposition extra-«gouvernementale» et de la société civile.
Le Conseil National pour la Résistance, mouvement de ligne panafricaniste, invite les dictateurs de même acabit, notamment Paul Biya du Cameroun, Denis Sassou Nguesso du Congo, Idris Déby du Tchad, Obiang Nguema de Guinée Equatoriale, etc. à méditer et à tirer rapidement les leçons des cas de Bongo, Eyadéma, Lansana Conté, Mobutu et de ne pas attendre leur déchéance physique, leur sénilité ou la mort pour remettre le pouvoir usurpé de longue date au peuple souverain.
Mort à la Françafrique sanguinaire et corrompue!
Pour la démocratie et l’alternance au Gabon, mobilisons-nous !
La lutte continue,
Unis et solidaire, pour la patrie et l’Afrique, nous
vaincrons.
Fait à Hambourg le 09 juin 2009
Tene Sop G.
Secrétaire Général du Conseil National pour
la Résistance/ Mouvement Umnyobiste
La déclaration en PDF: CNR__d_c_s_Omar_Bongo_09062009
http://camer.be/index1.php?art=5869
Pierre Mamboudou, opposant gabonais se fâche contre France 24!
Face aux manoeuvres des chaînes radio-télévisées francaises, qui ne cessent de claironner que la succession de Omar Bongo se jouerait entre Ali Bongo et Paul Toungui, Pierre mamboudou a tenu à faire une mise au point à la chaîne France 24. Lisez plutôt!
Raoul Fréjus
Monsieur,
Dans votre journal qui passe en boucle dans votre chaine France 24, vos analystes politiques déclarent que la succéssion se jouerait entre Monsieur Ali Bongo, fils du Président et Monsieur Paul TOUNGUI, compagnon de Pascaline BONGO, fille du Président. Cette assertion qui n’engage que vous démontre l’étroitesse de votre connaissance de la situation politique du Gabon.
Depuis l’avènement du multipartisme au Gabon, trois élections présidentielles ont eu lieu au Gabon. En 1993, le Président défunt a officiellement remporté les élections devant Monsieur Paul MBA ABESSOLE.
En 1998, le Président défunt a remporté officiellement les élections devant Monsieur Pierre MAMBOUNDOU, Président de l’Union du Peuple Gabonais.
En 2005, le Président défunt a remporté officiellement les élections devant Monsieur Pierre MAMBOUNDOU, Président de l’Union du Peuple Gabonais.
L’issue de cette élection a débouché sur une contestation qui a occasionné des heurts avec mort d’homme, entre les forces de sécurité et les partisans de l’Union du Peuple Gabonais.
Le 21 mars 2006 le siège de l’Union du Peuple Gabonais a été investi par les unités d’élite de la police et de l’armée, situation qui conduit Monsieur Pierre MAMBOUNDOU, Président de l’Union du Peuple Gabonais à se réfugier un mois durant à l’ambassade de l’Afrique du Sud.
Le 19 avril 2006 une rencontre entre le Président de la République et le Président de l’Union du Peuple Gabonais a permis de décrisper durablement la situation politique du pays.
Après ce bref rappel, l’Union du Peuple Gabonais ne peut accepter l’assertion selon laquelle ce parti a fait acte d’allégeance au Président de la République défunt.
Conformément à la culture bantu, les Gabonais et singulièrement les partis politiques vont observer une période de deuil emprunte de dignité, de responsabilité et de recueillement suite au décès du Chef de l’Etat Gabonais.
Après cette période, une élection présidentielle sera organisée conformément aux dispositions constitutionnelles, situation qui vous obligera à revoir vos assertions péremptoires et réductrices de la situation politique au Gabon.
Pendant cette période vous vous compte, à vos dépens, que la classe politique gabonaise n’est pas réduite aux seuls parents du Président de la République comme vous l’affirmer dans vos journaux télévisés présentés en boucle.
Nous vous demandons donc de corriger instamment cette assertion mensongère et qui procède d’une absence totale d’information sur la situation politique au Gabon.
A toutes fins
utiles, consultez notre site : www.upg-gabon.org
Le Cabinet du Président.
vendredi 22 mai 2009
Madeleine Afité depuis Hamburg:«Contre la dictature, la désobéissance civile et la résistance populaire sont plus que légitimes»

De g à d. Wiltraud von der Ruhr de AI, Tene Sop du CODE et Madeleine Afité de l'ACAT
Le CODE et Amnesty International, section Allemande ont organisé le lundi 18 Mai, une soirée d’informations, d’échanges et de débats sur la situation des Droits Humains au Cameroun. C’est la « Maison Camerounaise» de Hambourg, un espace culturel de rencontre et de « Kongossa » entre « Camers » du Nord de l’Allemagne, qui a servi de cadre à cette manifestation. L’invitée spéciale de cette cérémonie n’était autre que Madeleine Afité, responsable de l’Acat-Littoral, devenue, la «femme à abattre» depuis la sanglante répression des manifestations populaires de février 2008 au Cameroun.
A cette occasion, la ville de Hambourg a encore confirmé sa réputation de « ville frondeuse » contre le régime de Paul Biya, puisque c’est dans une salle archicomble et devant un public galvanisé à fond et distribuant de chaudes ovations à la moindre occasion, que les animateurs de cette soirée se sont adressé.
C’est à 20 h que Monsieur Tene Sop, Secrétaire
Général du Conseil National pour la Résistance et ancien Secrétaire
Exécutif du CODE a pris la parole pour remercier Mmes Wiltraud Von der
Ruhr de Amnesty International et Madeleine Afité pour avoir accepté de
travailler avec le CODE et pour saluer leur engagement en faveur du
respect des Droits Humains au Cameroun. Monsieur Tene Sop a ensuite
précisé que cette conférence se tient « dans le prolongement de la
Campagne internationale contre l’Impunité au Cameroun lancée par le
CODE en février 2009 afin de mobiliser la Diaspora Camerounaise et
l’opinion internationale pour mettre fin au régime de terreur et le
déni de liberté que subi le peuple camerounais de la part de la
dictature sanglante au pouvoir au Cameroun».
Prenant la parole à son tour, Madame Afité est revenue dans les détails, appuyés par des éléments photographiques jusque là inédits, sur les conditions de la répression populaire de février 2008 dans différentes villes du Cameroun. Pour la responsable de l’ACAT – Littoral, la révolte populaire de l’année dernière n’était que l’expression d’un ras le bol général de la jeunesse camerounaise contre la dictature de Monsieur Biya, qui ne lui offre aucune perspective. Malheureusement, au lieu d’écouter les cris de cette jeunesse en détresse, le régime de Mr Biya a plutôt mobilisé ses chars et ses unités d’élites pour massacrer les Camerounais, dans leur propre pays (…). Le bilan de cette tragédie est très lourd. Le bilan de 140 morts que nous avons publié est un bilan provisoire et largement en deçà de la réalité, car les gens ont encore peur de parler au cours de nos enquêtes, certaines familles ont enterré leurs morts très rapidement…je suis convaincu que c’est le jour où nous serons vraiment libres, que nous saurons le vrai bilan des émeutes de février, a t-elle lancé. Pour cette activiste des droits de l’Homme, avec des élections présidentielles cruciales de 2011, dont les conditions de transparence ne sont pas garanties, il faut craindre que la sanglante répression de février 2008 se répète dans notre pays, parce que contre un régime dictatorial, la désobéissance civile et la résistance populaire sont plus que légitimes ». Tonnerre d’applaudissements dans une salle totalement acquise à sa cause.
Place ensuite à Madame Wiltraud Von der Ruhr, responsable du Cameroun à la section allemande d’Amnesty International, pour qui, son organisation a toujours eu des difficultés à travailler avec le gouvernement camerounais, qui n’a jamais voulu laisser Amnesty venir enquêter sur les violations au Cameroun. Nous avons des difficultés a obtenir des autorisations d’entrée des autorités, déclare Mme Von der Ruhr, contredisant ainsi les propos de Amadou Ali, vice-premier ministre chargé de la Justice, qui jurait la main sur le cœur en février dernier que «Amnesty n’a jamais demandé d’autorisation pour venir enquêter au Cameroun». Le vice-premier ministre a déclaré a la presse en février qu’il est prêt a laisser Amnesty enquêter partout au Cameroun; Amnesty salue cette déclaration positive du gouvernement et nous demanderons probablement dans les prochains mois, une autorisation pour aller d’enquêter au Cameroun, car Amnesty est très préoccupée par des questions comme l’impunité dont jouissent les forces de l’ordre au Cameroun, les exécutions extrajudiciaires, les emprisonnements de journalistes et des opposants, la situation chaotique dans les prisons, les droits des homosexuels, etc.
La dernière partie de cette soirée qui était consacrée aux échanges avec le public a été essentiellement focalisée sur les attentes concrètes des défenseurs des Droits Humains par rapport diaspora camerounaise. Après avoir remercié la Diaspora et les camerounais de Hambourg en particulier pour le soutien qu’ils lui ont apporté l’an dernier, et notamment dans le cas du jeune Nouka Paulin, a précisé que la diaspora camerounaise avait un double rôle. D’abord celui de soutenir directement le travail des défenseurs des droits humains au Cameroun en leur offrant du matériel de travail comme les cameras, les téléphone portables, ordinateurs, imprimantes, etc. et en aidant dans certains cas, à prendre en charge des avocats pour défendre des cas comme ceux de Lapiro et Paul Eric Kingué injustement poursuivis et condamnés par le régime au pouvoir. Ensuite, soutien Mme Afité, la diaspora a le devoir de faire savoir tout se qui se passe au pays et de faire pression sur les milieux spécialisés et les institutions internationales afin qu’ils prennent plus au sérieux la situation des Droits de l’Homme au Cameroun, car nous avons l’impression que nous sommes oubliés.
Monsieur Tene sop a ensuite saisi l’occasion pour rappeler à l’assistance que le CODE, dans le cadre de sa campagne contre l’impunité au Cameroun a mis sur pied une Banque de données sur les Bourreaux et les Tortionnaires du Cameroun et un Fonds de Solidarité et de Soutien aux Victimes de la Répression politique et aux défenseurs des Droits de l’Homme au Cameroun. Initiatives bien accueillies par le public.
Signalons que Madeleine Afité est depuis le début
du mois de Mai en tournée au pays de Goethe à l’invitation de la
section Allemande d’Amnesty International et doit prendre part à une
série de conférences et de rencontres avec des députés, membres du
gouvernements, institutions, fondations humanitaires et diverses
associations pour tirer la sonnette d’alarme sur la grave situation des
droits de l’Homme dans son pays, deux années avant des élections
présidentielles cruciales pour la paix et la stabilité dans le pays.
Après Hambourg, Madame Afité sera ce week-end à Brème où elle prendra part au très couru «Deutscher Evangelischer Kirchentag » (Journées de l’Eglise Evangélique) organisé tous les ans par la toute puissante Eglise Evangélique allemande, avec la participation de la Chancellière et de toute la classe politique Allemande. A cette occasion Mme Afité fera une allocution, devant un parterre de 3000 personnes, sur la situation dramatique des Droits de l’Homme au Cameroun. Enfin, la responsable de l’Acat-Littoral sera en conférence le 27 mai à Tübingen, avec L’Association Terre des Femmes et Amnesty International.
Raoul Fréjus à Hambourg
Paru le 22-05-2009 01:48:02
mardi 19 mai 2009
Pius Njawé déshabille Biyiti Bi Essam, le voleur de la République qui refuse de démissionner!
Le ministre de la communication -en attente de son limogeage et de son arrestation- du régime sanguinaire de Paul Biya, a eu la mauvaise idée de s'attaquer à notre Puis Njawé national, en espérant par cet exercice de griotisme grotesque et puéril, reconquerir les grâces du Palais d'Etoudi et espérer ainsi, se maintenir au gouvernement alors que tous les observateurs de la vie politique camerounaise, le donnent partant au prochain remaniement annoncé pour l'après 20 mai au Cameroun.
Selon nos sources, depuis la mauvaise gestion des 770 millions de la visite papale par Biyiti Bi Essam, ce dernier aurait tenté en vain de rencontrer le Sécretaire Général de la Présidence et plus récemment, Paul Biya pour prétent-il leur "expliquer de vive voix ce qui s'est passé dans l'affaire de l'argent du Pape"! Biyiti Bi Essam aurait ainsi, passé lundi dernier, plusieurs heures au palais présidentiel, en espérant être recu par le prince de Mvomeka. Paul Biya l'aurait superbement ignoré faisant dire à Biyiti, qu'il le "verait plus tard", sans calendrier précis.
C'est donc un Biyiti totalement désavoué par son chef et désormais obligé de raser les murs du Palais d'Etoudi et de l'immeuble Etoile, qui a cru devoir s'attaquer à Puis Njawé, dans dessein inavoué de redorer son blason auprès du "19e dictateur le plus cruel du monde"!
C'est l'histoire de l'arroseur arrosé, puisque le stratagème de Biyiti se referme finalement sur sa personne...Njawé ayant sorti l'arsenal lourd contre l'imposteur, en lui administrant au passage quelques cours gratuits de déontologie journalistique!
Lisez plutôt la réaction pour le moins corsée de Puis à Biyiti, cet homme sans honneur qui se mêle de tout et à tout, pourvu que cela lui permette de conserver son maroquain ministériel qu'il a depuis perdu!
Raoul Frejus
"Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute"
Par pius n. njawe *
Monsieur le ministre de la Communication,
Je
me suis permis de vous appeler sur l’un de vos nombreux téléphones
portables vendredi après-midi, après avoir lu dans le quotidien
gouvernemental Cameroon Tribune et dans le quotidien privé Le Jour, le
papier que vous avez commis en réaction à un article paru le 13 mai
dernier dans… Le Messager. Malheureusement, vous avez refusé de
décrocher, avant d’éteindre votre téléphone par la suite. M’obligeant
ainsi à vous laisser un message dans lequel je vous promettais une
réaction ce lundi.
J’ai lu en effet avec un intérêt certain vous
vous en doutez, ce pamphlet dans lequel vous vous attaquez gratuitement
et inopportunément au Messager, à l’un de ses journalistes, à son
comité éditorial, à son directeur de publication et à l’ensemble de la
presse camerounaise, au sujet d’un article de notre correspondant à
New-York, Célestin Ngoa Mballa, sur le récent séjour de Chantal Biya
aux Etats-Unis d’Amérique. Dans cette lettre d’opinion intitulée «
Peut-on empêcher les étoiles de resplendir ?», vous accusez Le Messager
d’avoir inopportunément utilisé le terme « fréquentation » pour
exprimer les relations (éphémères ?) entre Chantal Biya et des artistes
d’une autre classe – dont l’actrice pornographique Paris Hilton – à
New-York aux Etats-Unis lors d’une soirée de gala des premières dames
d’Afrique à l’Hôtel Hilton de Hollywood le 22 avril 2009. Vous dites
que ces dernières se sont retrouvées nez à nez avec l’épouse du chef de
l’Etat camerounais et ont sollicité une pause photographique que Mme
Biya n’avait pas le droit de refuser. Vous concluez sur ce point en
affirmant que dénoncer cela, au nom de la très haute idée que nous
avons de la première dame (de surcroît ambassadrice de bonne volonté de
l’Unesco), c’est « jalouser une étoile qui resplendit au firmament ».
Vous poursuivez votre chef-d’œuvre en mettant en relief l’importance
que le comité éditorial du Messager aurait donné à cette attitude de
Mme Biya. Et pour vous, « cette importance laisse clairement entrevoir
[…] la main du directeur de publication soi-même ». Comme quoi cet
article a été commandé à dessein par le comité éditorial et que
Célestin Ngoa Mballa, son auteur, s’il n’est pas un prête-nom, ne
serait qu’un instrument aux mains de Pius N. Njawé. Et puis vous passez
du coq à l’âne en évoquant « un entretien privé » que nous aurions
commencé à Douala au sujet du parti pris politique de la presse au
détriment du journalisme. Vous dites précisément que la presse ignore
tout ce qui se fait bien ou jette l’opprobre sur tout ce qui se fait de
bien. Et puis, vous concluez en déclarant que notre correspondant que
vous qualifiez d’éphémère et de volatile n’a pas produit plutôt un
reportage sur la fameuse soirée de gala parce qu’il n’était pas là.
Votre lettre d’opinion – elle ressemble fort curieusement à un faux
droit de réponse, à un droit de rectification déguisé, ou alors à une
mise au point travestie – a été publié vendredi dernier dans Cameroon
tribune, Le jour, et à la Crtv-Poste national (radio et télé). Cela
témoigne de l’importance que vous y accordez. Mais je constate
simplement que vous ne l’avez pas envoyée au Messager comme le prescrit
la déontologie d’un métier dont vous avez fui la pratique quotidienne.
L’intention était-elle vraiment de corriger ?
Monsieur le
ministre de la Communication, avant de penser à nous offrir un
dictionnaire pour nous renseigner sur le mot fréquentation, vous feriez
mieux d’en acheter déjà pour vous-même pour vous renseigner
suffisamment sur certains termes que vous utilisez abusivement dans ces
diatribes dont vous êtes devenu un champion ? Le Messager aurait pu
vous en offrir, mais il ne vous manque pas de l’argent pour cela ; les
caisses noires du ministère et autres allocations spéciale comme par
exemple les 750 millions de la visite du pape, ne sauraient souffrir
d’un prélèvement pour l’achat d’un dictionnaire au Mincom. Ceci étant,
Célestin Ngoa Mballa n’est pas un correspondant éphémère. Il n’est non
plus volatile ! Ephémère signifie en effet, dans le plus commun des
dictionnaires, «qui ne dure qu’un jour » ou « qui dure peu ». Volatile,
quant à lui, veut dire « qui se transforme facilement en vapeur, en gaz
». Au sens figuré, le terme renvoie à fluctuant. Monsieur le ministre,
soit vous ne connaissez pas Le Messager, soit vous voulez trompez
Chantal Biya, ou alors le peuple camerounais. Célestin Ngoa Mballa a
longtemps travaillé au Messager à Yaoundé, avant de s’envoler, mobilité
sociale et professionnelle oblige, pour les Etats-Unis d’Amérique où il
est notre correspondant permanent à New-York. Si vous n’étiez pas plus
occupé à écouter les ragots, vous vous seriez rendu compte qu’il nous
envoie permanemment des articles pour toutes actualités qu’il trouve
intéressantes pour Le Messager.
Quant aux fréquentations dont
vous parlez, je voudrais croire que vous n’avez pas le monopole de la
lecture de dictionnaires. Une fréquentation est une relation sociale
habituelle. On peut aussi avoir de fréquentes relations avec quelqu’un,
avec un genre de personnes. Est dit fréquent ce qui arrive souvent, ce
qui se répète. Pour le cas d’espèce, Mme Biya a rencontré Paris Hilton
à New-York. Mais la même artiste pornographique affirme que la première
dame du Cameroun l’a invitée en personne au Cameroun. La relation, à ce
moment, devient suivie. Tout va se répéter. Y a-t-il fréquentation, du
moins une perspective de fréquentation ou pas, monsieur le sorcier du
français ? Dites-nous, Jean-Pierre Biyiti bi Essam : est-ce « jalouser
les étoiles qui resplendissent au firmament », que de dire aussi
simplement les choses récoltées par l’observation du comportement des
personnages ?
C’est l’occasion ici de vous rappeler que le
comité éditorial du Messager n’est pas là pour commander des articles,
ou faire des titres à la une, mais pour donner les grandes orientations
semestrielles ; et les autres gèrent le reste au jour le jour. Par
ailleurs, je suis un directeur qui sait ce que veut dire déléguer des
responsabilités. Quand je nomme des collaborateurs, ils assument
pleinement leurs fonctions en toute liberté, quitte à en répondre
devant leur hiérarchie qui, à son tour, assume devant les tiers.
Interrogez n’importe quel responsable du journal, ancien ou nouveau, il
vous le dira. Je sais que de là où vous êtes, vous télé dirigez des
rédactions, notamment à Mvog-Mbi, Longkak et Mballa 2, où siègent les
médias d’Etat dont vous abusez si souvent. Sachez qu’il ne s’agit que
de méthodes moyenâgeuses que Le Messager ne pourrait tolérer. Au
Messager, nous avons le tort de dire ce que nous pensons et la joie
d’avoir des ennemis. Donc, nous n’avons pas besoin de nous cacher
derrière des prête-noms pour critiquer les tares de notre société ;
d’où l’un de nos slogans : « Quand on a du caractère, on
l’affiche ! »
De plus, affirmer que nous ignorons royalement
tout ce qui se fait de bien en parlant notamment de Chantal Biya est
d’une inexactitude tendancieuse ; puisqu’à plusieurs reprises dans les
colonnes du Messager, nous avons mis en « Coup de châpeau » l’épouse du
président pour des choses qu’elle avait faites de bien. Au demeurant,
il en est de même pour des membres du gouvernement et autres commis de
l’Etat.
Mais là où vous vous rendez détestatble, c’est quand vous
osez mettre des entretiens privés sur la place publique. Vous auriez dû
alors avoir le courage de révéler aux Camerounais tout le contenu de
cet entretien privé que nous avons eu ! Voyez-vous, cher ex-confrère :
si j’étais comme vous un petit esprit, je ferais comme vous en révélant
ici même tout ce que vous m’avez dit au cours de cet entretien privé,
et, croyez-moi, cela vous précipiterait certainement vers la sortie de
la mangeoire. Mais je ne vous suivrez pas dans la félonie, parce que
cela n’est pas professionnel.
Tout ceci témoigne bien du genre de
journaliste que vous avez été. Cette anti qualité transparaît
d’ailleurs un peu partout dans votre texte, lorsque vous prêtez des
intentions aux gens, prononcez des sentences sans juger, énoncer des
faits sans recoupez, etc. Voyez-vous, c’est exactement ce que vous
reprochez à ceux qui ont encore le courage d’exercer ce métier, puisque
vous l’avez fui depuis longtemps en vous réfugiant dans la sécurité
prébendière d’un système liberticide. Feriez-vous alors de la
projection ?
Vous masquez probablement vos desseins pour ce que
vous appelez le parti pris. Mais rappelez-vous, Jean-Pierre, qu’un
journal sérieux a toujours un parti pris. Le nôtre découle du parti
pris de l’humanité contre les misanthropes. Pratiquement, nous sommes
attachés à tout ce qui nuit à la République, dans le sens où comme de
tradition, seul le train qui arrive en retard intéresse le journaliste.
C’est ce train-là qui l’intéresse parce que son souhait est que le
train n’arrive jamais en retard.
On vous comprend, pauvre
Jean-Pierre, mais soyez souvent modestes. Le contexte dans lequel vous
faites cette sortie médiatique vous donne des insomnies. Vous êtes
désormais un ministre qui fait profil bas. Vous avez transformé votre
ministère en pandémonium pour l’essentiel de vos collaborateurs qui
prient nuit et jour pour que le remaniement ministériel arrive au plus
vite et que l’on vous ôte de leur vue. Vous avez des démêlées avec la
justice qui veut savoir clairement comment vous avez géré l’argent de
la visite du pape. Vos arguments, que seul Le Messager a suffisamment
relayés, ne semblent pas toujours convaincre. Selon certains de vos
collaborateurs, vous vous trouvez dans une posture de reconquête de la
confiance du couple présidentiel. Vous êtes donc prêt à user de tous
les moyens. Ici convient bien la fable de La Fontaine selon laquelle «
tout flatteur vit au dépend de celui qui l’écoute », et vous espérez
que cette leçon vaudra sans doute le sauvetage de votre strapontin
ministériel. Pensez-vous que les attaques contre Le Messager, son
reporter et même l’ensemble de la presse soient les lieux idoines pour
faire démonstration de votre capacité à défendre les hérésies
présidentielles ?
Monsieur le ministre de la Communication,
Chantal Biya ne vous sauvera pas. Même si vous êtes maintenus dans vos
fonctions pour combien de temps encore je ne sais, vous finirez par
être livré à la vindicte de l’opinion. Quand on vous a nommé ministre,
seuls les naïfs et les hypocrites ont applaudi ; aujourd’hui eux-mêmes
sont exaspérés et le jour où on vous chassera de là, ils applaudiront
probablement plus fort que tout le monde. Jour après jour, vous tombez
progressivement le masque, vous révélant pour ceux qui ne vous
connaissaient pas encore bien comme un assassin du journalisme, un
ennemi de la communication, et un adversaire des autres administrateurs
de la communication. Et, pour tout dire, un obscur défenseur de l’ordre
inique établi.
*directeur de la publication du Messager
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Voici la lettre par laquelle Biyiti s'est attaqué aux abeilles!
Peut-on empêcher les étoiles de resplendir ?
par Jean-Pierre Biyiti Bi Essam *
D’aucuns
pourraient se poser des questions, de prime abord saugrenues, comme de
savoir si l’on peut empêcher la terre de tourner autour du soleil, les
fleuves de se jeter à la mer, et les étoiles de resplendir au firmament.
Nous sommes en effet quelques uns à nous poser ces questions-là, après
avoir parcouru la livraison du journal Le Messager du mercredi 13 mai
2009, n°2854, dont la première page nous donne à voir un instantané :
la pose photographique de la Première Dame du Cameroun, Madame Chantal
Biya, avec une star – étoile en anglais – américaine comme son prénom
ne l’indique pas : Paris Hilton.
L’article, annoncé à la Une, et
signé en page intérieure (p.4) par un certain Célestin Ngoa Balla à New
York, parle de « fréquentations, au sens péjoratif, indubitablement
induit par le sur-titre de la Une : Frasques, et l’adjectif du titre en
page 4, mauvaises.
Du mot fréquentation le petit Larousse illustré,
2007, p. 484 donne la signification suivante : « action de fréquenter
un lieu, une personne » ; ce qui nous renvoie à fréquenter qui veut
dire, toujours selon le petit Larousse, « aller souvent,
habituellement, dans un lieu ; avoir des relations suivies avec
quelqu’un ».
On aurait presqu’envie, à la très prochaine
distribution de l’aide publique à la presse privée, de faire don… de
quelques dictionnaires français car, de se retrouver quelque part en
Amérique, à Hollywood ou ailleurs peu importe, dans le cadre d’une
cérémonie publique ponctuelle, n’est évidemment pas, si les mots ont
encore un sens, fréquenter l’Amérique.
Encore qu’il n’y ait aucun
mal à fréquenter les Etats-Unis d’Amérique, ou leurs Ambassades et
autres chancelleries étrangères ici et là, assidûment fréquentées au
demeurant par ceux qui ont choisi l’ignoble commerce de vendre à
l’encan leur pays, contre un passeport, contre une carte de séjour, du
froment…Un Ambassadeur US en poste à Yaoundé a eu en son temps à
s’émouvoir de ce trafic honteux; ceci n’est pas pour insinuer que M.
Ngoa Balla Célestin en aurait bénéficié.
De se retrouver
incidemment, de façon impromptue, par hasard, nez à nez avec une
personne, en l’occurrence belle et célèbre, donc, permanemment
assaillie par les paparazzis, et qui sollicite une pose photographique
avec vous ne saurait signifier fréquenter cette personne.
Peut-on
prétendre que la Première Dame du Cameroun fréquente toutes ces Dames
qui, systématiquement, lors des cérémonies de présentation des vœux au
Palais de l’Unité, demandent à poser avec elle ? La Première Dame
doit-elle refuser de poser avec ces Dames, pour quelque raison que ce
soit ? Non, évidemment ; c’est leur droit de réclamer une pose avec la
Première Dame, c’est le devoir de la Première Dame, que lui impose sa
charge, d’accepter de bon cœur.
C’est pourquoi, pour dire le moins,
on est plutôt surpris par le titre du journal Le Messager ; titre
d’autant plus fantasque qu’il concerne une Dame fantastique, récemment
reconnue aux yeux du monde dans ce qu’elle est, dans ce qu’elle fait,
et dans ce qu’elle apporte par un organisme du système des Nations
Unies, l’UNESCO en l’occurrence, que l’on ne saurait soupçonner de
complaisance. Pour le Cameroun, pour les Camerounais de bonne foi de
toutes conditions et des toutes opinions, c’est un capital essentiel,
mieux, une valeur refuge.
Le Ruy Blas des cavernes de New York, qui
entend imputer à la Première Dame du Cameroun, les frasques, vraies ou
supposées, les propos, vrais ou supposés, de ceux et celles qu’elle
vient à croiser sur son chemin, a tout l’air de jalouser les étoiles
qui resplendissent au firmament; M. Célestin Ngoa Balla doit se rendre
à cette évidence élémentaire que c’est le Destin des étoiles de
resplendir au firmament. Paris Hilton, que M. Ngoa Balla ne peut voir
qu’à la télé, ne peut être que ce qu’elle est ; ce n’est la faute, ni à
Voltaire, ni à Rousseau, ni à Madame Gordon Brown, ni même à M.
Célestin Ngoa Balla, encore moins, à la Première Dame du Cameroun.
Cependant que l’importance que le comité éditorial du Journal le
Messager a cru devoir donner au point de vue burlesque du héros
hugolien qui le représente à New York ne manque pas, elle aussi, de
surprendre. Cette importance laisse clairement entrevoir - parce que
les fantômes ne sauraient, comme on dit chez nous, jouer à cache cache
- la main du Directeur de publication soi-même.
Et le Directeur de
publication du Journal le Messager me permettra alors de prolonger ici
un entretien privé commencé l’autre jour à Douala, au cours d’une
audience, lors de la dernière visite de travail du Ministre de la
Communication. La question à lui posée était la suivante : « Pourquoi
avez-vous choisi de sacrifier le journalisme sur l’autel du parti pris
politique ? » Question de conscience qu’il est grand temps, nous
semble-t-il, de poser à la presse camerounaise dans son ensemble car,
le public de la presse est comme pris en tenaille dans une alternative
récurrente dont les deux termes sont : ignorer royalement tout ce qui
se fait de bien, premier terme ; et second terme : jeter l’opprobre, le
discrédit, l’ordure et la salissure sur tout ce qui se fait de bien.
Est-ce donc le rôle de la presse que de tout peindre en noir ? Pourquoi
l’éphémère et volatile correspondant new yorkais du Messager, sans
doute adepte de l’underground press, ne nous a-t-il pas servi un
reportage de choses vues pendant la cérémonie organisée par la
Présidente de Synergies africaines ? En fait il n’a rien vu parce qu’il
n’était pas là; il est ce correspondant de guerre qui vous fait le
récit d’un combat de chars depuis sa chambre d’hôtel new yorkaise. Et
c’est ici que l’escroquerie se mêle à la mauvaise foi pour finalement,
empester « une odeur d’échec » de la presse à parti pris. Le public
camerounais de la presse mérite mieux que ça.
Pour l’heure, la
Première Dame du Cameroun, Présidente de Synergies africaines, prend
activement part à une réunion des Ambassadeurs de bonne volonté de
l’UNESCO./-
*ministre de la Communication
vendredi 15 mai 2009
Le CODE et Amnesty International en action à Hambourg, contre les violations des droits Humains au cameroun!
Après la conférence du 04 avril dernier à
Bruxelles dans le cadre de la campagne internationale contre l’impunité
au Cameroun. Le Code sera une fois de plus à l'honneur le lundi 18 Mai
2009 à 19h 30 mn à la Maison Camerounaise, Buxtehuder Strasse 13, 21073
de Hamburg à travers une conférence conjointe qu'il organise en
collaboration avec Amnesty International et Madeleine Afité de l'Acat
Littoral Cameroun
Cette organisation affirme d’emblée dans son communiqué parvenue ce jour à la rédaction de Camer.be et signé de Téné Sop Guillaume que Madame Madeleine Afité, militante engagée et déterminée, reviendra sur la situation préoccupante des Droits Humains au Cameroun, plus d’une année " après la répression sanglante, par le régime de Paul Biya, du soulèvement de la jeunesse camerounaise".
Toujours selon le même communiqué, Madame Afité évoquera ensuite "la question de l’impunité chronique dont jouissent les tortionnaires et les agents des forces de l’ordre impliqués dans les violations des Droits de la personne au Cameroun et explorera ensuite, les voies et moyens pour y mettre fin."
A deux années d’une année électorale critique pour le Cameroun, la responsable de l’ACAT-Littoral fera enfin, des propositions pour éviter que ce rendez-vous électoral historique, ne soit l’occasion de nouvelles violations de droits humains au Cameroun.
Le thème de la conférence s'intitule, Cameroun: Comment le pouvoir bâillonne et muselle les citoyens
Le Code en profite ainsi pour inviter le public et particulièrement les ami(e)s du Cameroun, à cette soirée d’information et d’échanges et compte sur la ponctualité de tous.
Pour rappel, la conférence a lieu le lundi 18 Mai 2009 à 19h 30 mn à la Maison Camerounaise , Buxtehuder Strasse 13, 21073 Hamburg
Pour plus d'amples informations, prendre attache avec Tene Sop au numéro de téléphone (01634637140) ou par courriel à tenesop@googlemail.com
Mme AFITE est un des principaux acteurs de la véritable lutte pour les droits humains. Elle est l’une des artisanes du rapport publié récemment par l’ONDH sur la « répression sanglante » des émeutes contre la vie chère de la fin du mois de février 2008 au Cameroun. Après Hambourg, cette pionnière de la lutte pour les droits humains est attendue le 30 mai prochain à Genève où elle recevra de la Fondation Moumié en compagnie de l’ADDEC, les représentants des feus Réné Jam Afane et Minkyo Bamba le prix qui porte le nom de du Docteur Félix Roland Moumié, ce héros nationaliste assassiné à Genève le 03 novembre 1960.
© Camer.be : La rédaction
Paru le 17-05-2009 21:22:55
Der C.O.D.E und die Amnesty International organisieren einen Vortrag in Hamburg, zur Menschenrechtslage in Kamerun
Kamerun – Wie kritische Menschen Mundtot gemacht werden
- Vortrag von
Madeleine Afité - Aktion der Christen zur Abschaffung der Folter (ACAT – Douala)
Die Menschenrechtsverteidigerin Madeleine Afité von der Aktion der Christen für die Abschaffung der Folter (ACAT) spricht zur Lage der Menschenrechte in ihrem Land, ein Jahr nach der Repression der Jugendrevolte.
Zeit: Montag, den 18. Mai 2009 um 19.30 Uhr
Ort: Kamerun-Haus, Buxtehuder Strasse 13,
21073 Hamburg-Harburg
Kontakt und Information: Tene Sop (CODE): 0163 46 37 140), tenesop@googlemail.com
Hintergrund:
Kameruns Regierung unterdrückt öffentliche Kritik mit Folter und scharfen Schüssen. Die Sicherheitskräfte genießen weitgehend Straflosigkeit. Mit willkürlichen Verhaftungen, unfairen Gerichtsverfahren, Einschüchterungen bis hin zu Todesdrohungen wird gegen Vertreter der Zivilgesellschaft, Menschenrechtler, Journalisten, Politiker und Oppositionelle, die sich kritisch äußern vorgegangen.
Kamerun leidet unter dem autokratischen Präsidenten Paul Biya, der seit 25 Jahren Staatsoberhaupt ist.
Die Jugendrevolte von Februar 2008: Die ständig steigenden Lebenshaltungskosten, die Ankündigung des Staatspräsidenten, die Verfassung zu ändern, damit er über das Jahr 2011 hinaus weiter als Staatsoberhaupt gewählt werden kann und das folgende Verbot von Versammlungen und Demonstrationen in der wichtigsten Provinz, steigerten die Unzufriedenheit der Bevölkerung
Trotz des Verbotes wurden öffentliche Treffen und Märsche veranstaltet. Am 23. Februar kam es in Douala, der Wirtschaftsmetropole Kameruns, zu einer gewaltsamen Auseinandersetzung zwischen einer Ansammlung von Menschen, die die Oppositionspartei Social Democratic Front unterstützen wollten und der Polizei. Die Menschenmenge wurde gewaltsam auseinandergetrieben. Zwei Tote, zahlreiche Verletzte und Plünderungen im ganzen Stadtviertel waren die Folgen der übermäßig angewandten Gewalt der Sicherheitskräfte.
Von nun an überstürzen sich die Ereignisse: Am 25. Februar kommt es zu einem Generalstreik der Taxifahrer.
Das öffentliche Leben vieler Städte erlahmt. Jugendliche gehen spontan auf die Straßen. Auf ihren Transparenten steht: „Rühr meine Verfassung nicht an“ und „Wir haben keine Zukunft mehr“. Die ältere Bevölkerung steht meist zustimmend am Straßenrand.
Die Bilanz der Unruhen: Laut Nichtregierungsorganisationen mindestens 139 Tote und zahlreiche Verletzte durch Polizeigewalt. Tausende Jugendliche wurden verhaftet, 1.500 in Eilverfahren teilweise zu mehreren Jahren Gefängnis verurteilt, ohne ausreichende Beweislage, vielfach ohne Beistand eines Anwalts. Prominente Persönlichkeiten wurden als Verführer der Jugend exemplarisch abgestraft, ihr Besitz zerstört und ihre Familien und Freunde schikaniert. Bis heute sind ihre Gerichtsverfahren noch nicht alle abgeschlossen, keine Untersuchungskommission eingeleitet und kein Angehöriger der Sicherheitskräfte juristisch belangt worden.
Aufgeben wollen engagierte Menschen der Zivilgesellschaft, Oppositionelle, Menschenrechtler – unter ihnen Madeleine Afité – und kritische Journalisten dennoch nicht.
Kontakt und Information: Tene Sop (CODE): 0163 46 37 140), tenesop@googlemail.com
Ein Gespräch mit der Menschenrechtsverteidigerin Madeleine Afité aus Kamerun
http://www.amnesty.de/2009/5/14/ich-habe-einfach-keine-angst
Madeleine Afité - Menschenrechtsverteidigerin aus Kamerun: Amnesty International
Ein Gespräch mit der Menschenrechtsverteidigerin Madeleine Afité aus Kamerun
"Ich habe einfach keine Angst"
Die 52-Jährige ist Vorsitzende der 1993 gegründeten "Aktion der Christen für die Abschaffung der Folter (ACAT-LT)" und gründete später das "Haus der Menschenrechte" in Douala. Sie veröffentlicht regelmäßig Berichte über Menschenrechtsverletzungen in Kamerun. Seit 2001 ist sie eine der fünf Delegierten der "Weltorganisation gegen Folter" für Afrika.
Zur Zeit läuft in Kamerun ein Zivilverfahren gegen Sie. Was wird Ihnen vorgeworfen?
In Kamerun ist es üblich, dass die Behörden einen Vorwand suchen, um ihre Kritiker mundtot zu machen. Die Botschaft Großbritanniens kam 2006 auf mich zu und wollte Informationen über einen Kameruner haben, der in England Asyl beantragt hatte. Ich beantwortete ihre Fragen. Erst später erkannte ich, dass dieser Kameruner offensichtlich ein Lockvogel der Regierung war. Er informierte die Behörden, dass ich mit der Botschaft zusammen gearbeitet hatte. 2007 erstattete er Anzeige gegen mich wegen "Diffamierung". Seitdem muss ich fast jeden Monat vor Gericht erscheinen. Doch anstatt mir Fragen zu stellen, telefoniert der Richter nur und geht seiner Arbeit nach, und vertagt die Anhörung wieder auf den nächsten Monat.
Wie kam es dazu, dass Sie sich für Menschenrechte engagierten?
In den 80er Jahren machte mich eine Freundin, die in Frankreich war, auf die Aktionen von Amnesty International aufmerksam. Ich beteiligte mich fortan vor allem an Aktionen für bedrohte Menschenrechtsverteidiger in unserem Nachbarland Tschad. 1992 kam es in Kamerun im Vorfeld der ersten demokratischen Wahlen verstärkt zu willkürlichen Verhaftungen, Zeitungen wurden zensiert und Journalisten auf Polizeistationen gefoltert. Auch meine Freunde und ich wurden von der Polizei verhört. Als 1993 die "Aktion der Christen für die Abschaffung der Folter" (ACAT) gegründet wurde, sind wir Mitglieder geworden, um gegen die massiven Menschenrechtsverletzungen in Kamerun zu kämpfen.
Wie sieht die Arbeit von ACAT konkret aus?
Aufgrund der vielen willkürlichen Verhaftungen verschwinden Menschen regelrecht in den Gefängnissen. Wir versuchen sie ausfindig zu machen und den Kontakt zu ihren Angehörigen herzustellen. Außerdem bieten wir ihnen juristische Hilfe an. Wir übernehmen auch häufig die Anwaltskosten, da sich viele Kameruner diese nicht leisten können. Außerdem informieren wir die Menschen über ihre Rechte als Bürger, die ihnen laut Verfassung zustehen, ihnen von der Regierung aber verwehrt werden.
Wie sind die Zustände in den kamerunischen Gefängnissen?
Katastrophal und lebensgefährlich. Das 1930 erbaute New Bell-Gefängnis in Douala zum Beispiel war ursprünglich für 700 Häftlinge konzipiert; zur Zeit sind es zwischen 2000 und 3000. Die Häftlinge bekommen zweimal am Tag Essen: jeweils eine Handvoll Reis oder Bohnen. Wem die Familienangehörigen kein Essen ins Gefängnis bringen, leiden Hunger. Immer wieder kommt es zu Aufständen und Fluchtversuchen. Anstatt zu versuchen, die Fliehenden festzunehmen, schießen die Sicherheitskräfte sofort scharf, mit dem Ziel zu töten. So war es auch bei den landesweiten Unruhen im Februar 2008.
Was ist damals passiert?
Präsident Paul Biya hatte angekündigt, die Verfassung ändern zu wollen, damit er 2011 erneut für das Amt kandidieren kann. Viele Kameruner machen ihn aber für die Perspektivlosigkeit im Land verantwortlich. Als im Februar die Benzinpreise und Lebenshaltungskosten weiter stiegen, gab es einen Generalstreik. Jugendliche gingen auf die Straße, um gegen die Verfassungsänderung und gegen die Armut zu demonstrieren. Neben friedlichen Demonstrationen kam es auch zu Plünderungen. Die Sicherheitskräfte machten keinen Unterschied und schossen scharf. Über 100 Menschen wurden getötet. Verantworten musste sich dafür bis heute niemand.
Wie wurden die Unruhen von der Regierung dargestellt?
Die Regierung und Behörden wiesen jede Schuld von sich. Stattdessen diffamierten sie Oppositionelle, Journalisten und Menschenrechtsverteidiger als "Zauberlehrlinge", die die Jugend aufgestachelt und dann nicht mehr unter Kontrolle gehabt hätten. Prominenten Persönlichkeiten wurde exemplarisch der Prozess gemacht, um weitere Kritiker einzuschüchtern.
Wie beurteilen Sie die Menschenrechtslage gut ein Jahr nach den Unruhen?
Die Unterdrückung ist allgegenwärtig. Viele Menschen leben in Angst und versuchen, das Land zu verlassen. Es gibt keine Gerechtigkeit, stattdessen sind Korruption und willkürliche Verhaftungen an der Tagessordnung. Zwar gibt es seit 2007 eine Strafprozessordnung, die Angeklagten mehr Rechte einräumt. Allerdings wird diese in der Praxis nicht angewendet. Sie dient der Regierung lediglich dazu, sich nach außen hin in einem guten Licht zu präsentieren, vor allem gegenüber den Geldgebern wie der EU oder den Vereinten Nationen. Menschenrechtsverteidiger können aber nach wie vor nicht ihrer Arbeit nachgehen. Wir von ACAT bekommen regelmäßig anonyme Drohanrufe, die uns davor "warnen", die Arbeit an einem bestimmten Dossier fortzusetzen.
Woher nehmen Sie die Kraft und den Mut, trotz der Bedrohungen weiterzumachen?
Ich weiß nicht, woher ich die Kraft nehme. Ich habe einfach keine Angst. Das scheint eine gottgegebene Gabe zu sein (lacht). Aber natürlich stärkt mich auch die Zusammenarbeit mit Organisationen wie Amnesty International. Und die internationale Aufmerksamkeit ist für mich ein wichtiger Schutz.
Interview: Daniel Kreuz
mardi 12 mai 2009
Les 50 personnes qui comptent au Cameroun: selon Francois Soudan et Bechir Ben Yamed!!
Le soutien médiatique le plus zélé du régime sanguinaire de Paul Biya au cameroun et de la Francafrique, l'Hebdomadaire Jeune Afrique de Bechir Ben Yamed, vient de rendre publique" la liste des 50 personnalités" du monde politique, économique, culturel et social, sans lesquels le Cameroun, selon leurs fantasmes, n'existerait point!
C'est une véritable melting-pot de militants du changement et de barons du régime tyrannique au pouvoir, en passant par certains équilibristes qui se plaisent bien dans le systéme politique actuel.Une hallucinante volonté des auteurs de ce classement à promouvoir des copains moyennnant, bien sûr ...espèces trébuchantes et sonnantes, comme d'habitude!!
Mais pour que leur classement paraisse plus ou moins sérieux et crédible, Francois Soudan et Bechir Ben Yamed, prennnent le soin d'y glisser les noms de personnalités comme le Cardinal Tumi, le Pr Eboussi boulaga, Madeleine Afité, Bernard Njonga et autres, sans lesquels le publi-reportage de Jeune Afrique n'aurait paru crédible á aucun camerounais , pour peu lucide qu'il soit.
Lire les "50 personnalités qui font le Cameroun" ici: http://fakoamerica.typepad.com/files/cameroon_-the-50-individuals-who-matter.pdf
Batoum Baleguel Innocent (IBB)
lundi 11 mai 2009
Un Voleur nommé Biyiti Bi Essam!

Editorial de Jean Baptiste SIPA
Biyiti au pays des voleurs !...
Un ministre de la République, en l’occurrence celui de la
Communication, est jeté en pâture à ce que quelqu’un a appelé “ les
charognards de la presse ”, depuis le lendemain de la visite du pape
Benoît XVI au Cameroun, pour avoir, dit-on, détourné 130 millions F cfa
d’une enveloppe de 770 millions de francs cfa à lui allouée aux fins de
la “ couverture médiatique ” de la visite papale.
Dans son épanchement à travers la presse, le ministre reconnaît
lui-même que son département a reçu ces sommes, alors qu’il disait au
départ n’avoir reçu que 250 millions F cfa ., provoquant ainsi une
controverse dévastatrice aussi bien sur le montant de la dotation que
sur son utilisation. Au regard de ses explications (voir entre autres
Le Messager n°2843 du lundi 27 avril 09), le Ministre, embarrassé par
la livraison tardive de sacs d’argent en espèces à la fermeture des
bureaux, aurait déposé ou fait déposer ces sommes sur son compte
bancaire pour les sécuriser, n’ayant pas de coffre-fort dans son
Cabinet. Vrai ou faux ? L’enquête officielle ne l’a pas encore établi.
Encore que si c’était vrai, il ne serait au pire accusé que de
tentative de détournement, à charge pour l’accusation d’en établir
l’élément intentionnel.
La charge émotive dans les medias à capitaux privés qui se sont
constitués en procureurs, juges et avocats pour faire le procès du
ministre au tribunal de l’opinion publique est telle que personne n’a
pensé aux vrais questions que devrait inspirer la situation créée. A
savoir :
1°) Dans le pays de la “ rigueur et de la moralisation ”, comment je
voulais dire, par quel extraordinaire le ministre des Finances peut-il
décaisser près de 800 millions de francs en espèces, en faire des sacs,
pour envoyer déposer entre les mains d’un utilisateur qui n’est pas
sous son contrôle ? Et si le Mincom n’avait ni le droit d’ouvrir un
compte, fut-il de “ dépôt et consignation ”, pourquoi le ministre des
Finances ne pouvait lui délivrer un chèque de Trésor qu’il toucherait
le lendemain ?
2°) Et même dans le cas où l’intention délictuelle du Mincom ne serait
pas établie, il subsisterait la question de savoir pourquoi il n’a pas
eu le réflexe devant cette anomalie que des agents du Minfi lui apporte
des sacs d’argent, de leur demander de revenir plutôt le lendemain à la
première heure, étant donné qu’il n’avait pas de coffre-fort ?
Voilà deux premières questions qui suggèrent combien une dépense
publique aussi importante, ordonnée par le chef de l’Etat (sur quel
chapitre du budget ?...), aura été effectuée avec une légèreté –sans
doute coûtumière - dans la perception du bien public. Mais les deux
autres questions qui suivent ne sont pas moins importantes au regard
des normes de gestion de l’Etat.
Primo : les fonds ainsi débloqués pour “ la couverture médiatique ” de
la visite du pape n’ont été distribués qu’à la Crtv et à la Sopecam
(sous-entendu Cameroon Tribune), aux services administratifs du
Ministère, et à Camtel. Questions : en temps normal, ces gens sont
salariés pour faire quoi ? Et auraient-ils ignoré la visite du pape si
cette dotation n’avait pas été octroyée ?
Secundo : Il est évident qu’à handicap égal, ce sont les medias à
capitaux privés qui n’auraient pas été en mesure de lever le défi de la
couverture de l’événement. On peut donc supposer que le président de la
République qui le sait, n’a pas fait débloquer autant d’argent
seulement pour permettre au Mincom d’inviter quelques journalistes à un
dîner, fut-il baptisé “ de presse ” dans un Hôtel huppé de la capitale.
Question : pourquoi la générosié distributive du Mincom ne s’est-elle
arrêtée que sur les médias d’Etat ? Le ministre a-t-il surestimé les
capacités financières de la “ presse privée ”, ou bien est-il encore
dans le shéma selon lequel, seule la “ presse publique ” mérite
d’accéder à l’information officielle ou supposée telle, même si le
gouvernement doit encore corrompre ceux qu’il paie déjà tous les mois
parce que c’est leur travail ?
Il n’est pas interdit de penser que l’acharnement avec lequel la
quasi-totalité de la presse à capitaux privés s’est livrée à un
lynchage médiatique proche d’une “ justice populaire ”, soit en fait
l’expression d’une vengeance contre une attitude ministérielle
considérée par certains comme discriminatoire, et par d’autres comme
méprisante, et donc insultante. Une colère légitime si le Mincom a
pensé par hasard que ses “ partenaires ” privés ne comptaient que pour
du beurre, alors que quelques jours plus tôt, il les réunissait pour
leur
proposer de faire l’impasse sur les turpitudes de l’Eglise catholique,
afin de donner au Saint Père l’image d’un Cameroun de Paix. Une colère
légitime donc, mais malheureusement exprimée ça et là sans discernement
ni mesure !
Quoi qu’il en soit, cette affaire n’est pas sans rappeler “ Les animaux
malades de la peste ” (fable de Lafontaine) où l’âne est sacrifié pour
avoir, “...en un pré de moine passant, la faim, l’occasion, l’herbe
tendre, et aussi quelque diable(le) poussant,(tondu) la largeur de
(sa)langue ”. Le baudet est déclaré par le jugement de la Cour,
responsable de la peste que le ciel en sa fureur avait inventée (selon
Jean Lafontaine) pour punir les crimes de la terre, alors que le fait
pour les lions et autres tigres...d’avoir “ dévoré force moutons et
même quelquefois leur berger... ” était considéré comme “ une pécadille
”.
Dans une République où du jour au lendemain et de manière instantanée,
tout commis de l’Etat, tout membre du gouvernement, sans pour autant
mourir de honte, peut s’entendre crier “ voleur, voleur ! ” à son
passage ou dans les médias, est-ce le ministre Biyiti Bi Essam ou bien
le système gouvernant qui doit passer au tribunal de l’opinion publique
?
Une question qui restera probablement sans réponse dans un contexte où
l’on recherche “ les voleurs ” à la loupe – sans plus attendre les
preuves – en lieu et place de la corruption, parce qu’il est difficile
de parler de la corde dans la maison du pendu.
mercredi 25 mars 2009
Garnd Meeting sur les droits de l’Homme au Cameroun à Bruxelles, Avec Madeleine Afité, comme Invitée Spéciale!
Le samedi 04 avril 2009 à 15h00 au Centre Elzenhof - Bruxelles
Thème : « CAMEROUN : sortir de la spirale de la répression et de l’impunité ! »
Présentation du rapport de l'ONDH sur les massacres de février 2008
Témoignages et documents inédits
AVEC :
Mme Madeleine AFITE (*), Responsable de l’ACAT-Cameroun
M. Moïse ESSOH, (UPC) - Secrétaire Exécutif du CODE
M. G. TENE SOP, (CNR-MUN) - Secrétaire à la Communication du CODE
Un an après les émeutes de la faim et de la démocratie de février 2008 au Cameroun, au cours desquelles au moins 139 personnes ont perdu la vie,
Après la visite controversée du pape Benoit XVI au Cameroun, que le régime en place présente comme un soutien à sa politique antidémocratique
Et quelques semaines avant la visite annoncée de M. Paul Barthélemy Biya en France, prévue pour juin-juillet prochain,
Le CODE a décidé d’informer l’opinion européenne et les Camerounais de la Diaspora sur les réalités du Cameroun en matière de droits humains, de recul de la démocratie, et sur la nature criminelle du pouvoir en place au Cameroun.
(*) = Au Cameroun, Mme AFITE est un des principaux acteurs de la véritable lutte pour les droits humains. Elle est l’une des artisanes du rapport mentionné ci-dessus. En raison de sa détermination et de son efficacité, elle fait souvent l’objet de menaces de la part du régime en place.
Samedi 04 avril 2009 à 15H00 au Centre culturel Elzenhof, 12 avenue de la Couronne ; 1050 Bruxelles
Au programme :
A partir de 15H00 : Documents inédits sur le soulèvement populaire de février 2008
De 15H30 à 17H30 : Conférence – débat
17H30 : Drink et fin
VENEZ NOMBREUX !!!
Et soyez ponctuels !
lundi 9 mars 2009
Réaction du CODE aux élucubrations de Biyiti Bi Essam dans "Cameroon-Mensonge"
« Faut-il vous laisser continuer vos crimes pluriels contre le Cameroun? »
Biyiti, le Goebbels des tropiques, fait l'apologie des crimes du régime Biya!
Réponse du CODE à la tribune cynique de M. Biyiti Bi
Essam, Ministre de la Communication du régime Biya, parue dans Cameroun Tribune le 4-03-2009
Le CODE,
organisation de droit belge, enregistrée sous le n°0082113, a été violemment pris à partie dans une tribune parue dans le
quotidien pro-gouvernemental « Cameroon-Tibune » du 04 mars et
signée de M. Jean Pierre Biyiti bi Essam, ministre de la communication du
gouvernement illégitime, criminel et corrompu de Paul Biya. Un proverbe
africain nous rappelle une sagesse que M. Biyiti Bi Essam n’a pas encore eu
l’occasion de méditer : « Si vous n’avez pas honte, ayez au
moins pitié ». De cette sagesse qu’il devrait manifester
maintenant que se profile à l’horizon des criminels qui tyrannisent le
Cameroun, ce que son collègue Jacques Famé Ndongo a récemment nommé en
tremblant « un jour suspect où certains porteront une étoile pour avoir
appartenu au RDPC », Biyiti Bi Essam n’en a manifestement cure. Biyiti Bi
Essam s’attaque au peuple camerounais en plein deuil, violant une autre règle
élémentaire de la sagesse africaine : le respect des morts et de
l’affliction de ceux qui ont perdu leurs enfants et leurs parents. Ces morts
qu’il qualifie implicitement de pyromanes, et dont il justifie par conséquent
les assassinats.
Dans cette
tribune, M. Biyiti Bi Essam jubile cyniquement, tel un vampire repu de sang
innocent, sur les tombes fraîches des près de 150 Camerounais que le régime a
précipité dans la mort abjecte en février-mars 2008, parce qu’ils manifestaient
leur colère contre le tripatouillage de la constitution et contre la misère, la
vie chère, la corruption généralisée du pouvoir, sa violence répétitive, la
faim, le chômage, l’absence de perspective d’avenir, etc.
Et pour le CODE,
ce qui s’est passé en février 2008, dans les principales villes du pays, ne
sont pas des « événements », mais sont bien « Les Massacres de
février 2008 ». Si M. Biyiti veut être cohérent avec lui-même, conformément
au titre de sa tribune, il devrait plutôt, lui, parler des « incendies de
février 2008 » ! Le peuple camerounais, qui a subi directement et
indirectement ces Massacres, jugera s’il s’agissait d’une prétendue « mise
à sac » de Douala (d’où viennent donc les photos de chars dans Yaoundé,
pourquoi avoir séquestré le maire de Penja, Lapiro, Joe la Conscience,
etc. ?) ou plutôt de Massacres d’un peuple et notamment d’une jeunesse qui
ne faisaient que, comme d’autres dans le monde à la même époque, crier sa famine
et son désespoir de devoir encore supporter l’autocrate après 2011.
En effet, les
peuples ivoirien, haïtien, mauritanien, sénégalais, guinéen, burkinabé,
zimbabwéen et même ouzbek ont aussi manifesté à la même période. Ils ont
manifesté sans drame, sans morts, tout au plus 6 à Haïti, dus aux mouvements de
foule et non aux balles des policiers. Ces gouvernements aiment-ils moins
Abidjan, Port-au-Prince, Nouakchott, Dakar, Conakry, Ouagadougou, Harare ou
Tachkent que le régime dictatorial et sanguinaire de Yaoundé n’aime Douala qu’il
prétend avoir sauvé des flammes contre 40 morts ? Le seul feu que l’on a
vu en février 2008, c’est le feu ouvert sur les manifestants pacifiques par les
forces au service du régime.
Pourtant, où était
la menace ? En quoi le peuple et la jeunesse camerounaises sont-il réputés
plus vandales que les autres peuples cités ci-dessus dont certains sont
d’ailleurs plus coutumiers des guerres et des violences que le peuple
camerounais ? Les centaines de jeunes sur qui la police a tiré sur le pont
du Wouri et dont plusieurs dizaines sont tombés dans le fleuve n’étaient ni
armés, ni occupés à brûler, et n’avaient pas annoncé leur intention de brûler
quoi que ce soit. Pourquoi avoir donc tiré sur ces jeunes manifestants
pacifiques, si M. Biya et ses complices n’étaient pas mus par la volonté de
verser du sang innocent ? M. Jacques Tiwa, expert-comptable et chef
d’entreprise, mais aussi opposant membre d’une organisation du CODE a été tué,
au carrefour Ndokoti le 29 février alors qu’il n’y avait plus de manifestations
dans la ville de Douala, par une unité de l’armée envoyée spécialement pour
commettre cette sale besogne. Etait-il aussi en train de « brûler
Douala » ?
Les morts de février 2008 crient justice!
Douala que
l’homme-lion-dévoreur-d’enfants-manifestants méprise quand il clame
« Quand Yaoundé respire, le Cameroun vit », ou qu’il provoque quand,
après l’avoir fui pendant des mois, il y revient en douce pérorer « Me
voici alors à Douala » ? C’est ce Douala-là que, d’après Biyiti bi
Essam, le régime de Biya prétend avoir protégé en versant des rivières de
sang ?
Ce dont Biyiti bi
Essam veut détourner l’attention en s’essayant désespérément à démonter les
« non-événements » que le CODE a organisés à Bruxelles mais qui l’ont
apparemment quand même atteint, c’est qu’en même temps que la faim, le peuple
camerounais était en train de réagir à la disparition de l’espoir qu’il
caressait patiemment de voir Biya partir, enfin ! en 2011. A vrai dire,
voilà pourquoi Biyiti bi Essam, son patron et ses comparses ont versé des rivières
de sang : pour ne pas entendre le peuple qui disait « Non ! On a
trop attendu ! On ne pourra plus supporter Biya après 2011 ! ».
Ce n’est pas pour
protéger Douala ! Quel grotesque alibi ! La honte n’existe vraiment
plus dans la conscience de ce régime, un régime « sanguinaire »,
c’est-à-dire qui fait couler le sang. Et là où le sang a coulé, la justice,
toute la justice, doit passer.
M. Biyiti a-t-il
oublié les médailles pourries qu’ont récolté pour les mêmes basses œuvres les
Kontchou Kouomegni, Moukoko Mbonjo, Titus Edzoa, Atangana Mebara, Abah Abah, et
bien d’autres langues fourchues mises au service douteux du Renouveau
National ? Que M. Biyiti, l’avocat et complice des Massacres de février
2008, profite au maximum des derniers moments de jouissance que ce régime
sanguinaire lui assure, le temps qu’il soit déchu. L’histoire a bien pris note
de sa tribune, qui est clairement une « apologie de crimes », forme
de complicité active dans les Massacres de février 2008. Le CODE espère que M.
Biyiti aura le courage, le jour où son patron et lui seront convoqués devant la
justice nationale ou internationale, de répéter qu’ils ont eu raison de tuer de
pauvres innocents aux mains nues, au bancal motif qu’ils « brûlaient
Douala » ! Et ce ne sont ni les morts de février 2008, ni les nôtres
s’il prenait à ce régime l’envie de nous faire taire aussi, qui le dispenseront
de répondre de ses actes. Que personne ne se trompe. Le Cameroun aussi aura son
heure changement radical. Cette heure est à notre porte, et elle arrive plus
tôt que certains ne croient.
Mais voyons comment notre
petit Goebbels national s’essaie à ruer dans les brancards. Le CODE observe
que :
1) Le propos de M.
Biyiti Bi Essam pue la contradiction à distance. Il y a un abîme entre les
faits supposés et l’accusation. Comment M. Biyiti peut-il d’une part prétendre
que le CODE n’est constitué que de deux groupuscules de onze et quinze
personnes, relayées selon ses délires paranoïaques par le seul député Jean
Michel Nitcheu au Cameroun, et d’autre part, soutenir à la fin de son texte
qu’il s’agit « d’une vaste entreprise concertée
d’instrumentalisation forcenée des événements de février 2008 » ?
Pourquoi répondre au CODE s’il ne représente qu’une poignée de quidams de la
diaspora ? En effet, 11+15, cela fait bien 26 ans de pouvoir injuste à
balayer de notre Histoire ! Il est clair que M. Biyiti Bi Essam craint,
plus que toute autre chose, la colère vengeresse du peuple camerounais qui
jugera sans conteste les assassins de février 2008.
2) M. Biyiti Bi Essam, dans sa tentative maladroite de voler au secours des restes branlants du dictateur Biya Bi Mvondo, attente ouvertement à la liberté de réunion, de presse, d’expression et d’association. Les camerounais qui ont manifesté ou se sont réunis à Bruxelles contre les crimes du régime Biya, ont-ils violé les lois belges, les lois camerounaises ou les lois internationales? Aucunement. Mais M. Biyiti Bi Essam ne peut s’empêcher de menacer à nouveau les médias privés que le régime RDPC-Biya torture et musèle à volonté, et de vitupérer contre des manifestations qui n’ont fait que dire une et une seule exigence : arrêtez d’assassiner notre peuple, laissez s’instaurer dans la justice et la transparence, un véritable Etat de droit au Cameroun ! Faudra t-il donc que le Tribunal Pénal International condamne messieurs Biya, Biyiti, Inoni, Nkuété, Cavaye Yéguié et Cie à ne plus sortir du Cameroun pour qu’ils prennent la mesure des outrages qu’ils commettent contre notre peuple ? Veulent-ils condamner le peuple camerounais à un face-à-face tragique avec eux pour mesurer son exaspération ? Le CODE maintient que toutes les camerounaises et tous les camerounais - Brice Nitcheu et Moïse Essoh en sont - ont le droit et le devoir de protester vigoureusement contre ce régime et d’en vouloir la fin ! Cette résistance est un devoir imprescriptible, dont dépend la survie du peuple camerounais !
Biyiti et Paul Biya bientôt poursuivis pour crimes contre l'humanité! Rira bien qui rira le dernier!
3) M. Biyiti Bi Essam
profère des menaces explicites contre Mme Madeleine AFITE, responsable de
l’ACAT-Cameroun, qui a eu la vigilance, la vaillance et le professionnalisme de
donner au jour le jour le décompte des crimes du régime Biya contre les
citoyens camerounais en février 2008. Aussi ne s’empêche t-il pas
d’écrire : « preuve que Dame Afité se fait peur, veut faire peur. Et
surtout veut vendre la peur ». Le fait est manifeste : en insistant
par trois fois sur le mot « peur », Biyiti Bi Essam veut en réalité
faire peur et vendre la peur à Madame AFITE. Mais c’est mal connaître cette
Dame dont le courage et la témérité sont appréciés de tous. Et si donc Mme
AFITE fabule, comme le prétend l’affabulateur Biyiti, et que son lui, son
patron et les siens ne se reprochent rien, qu’ils acceptent donc qu’une
Commission d’Enquête internationale (ONU, UA, ONG nationales et
internationales, comme le CODE et les ONDH locales ne cessent de le réclamer
depuis février 2008) l’atteste une bonne fois pour toutes. Et qu’il explique
pourquoi le gouvernement camerounais a annulé une visite d’Amnesty
International prévu en mars 2008.
Le CODE engage clairement ici la responsabilité personnelle de M. Biyiti
Bi Essam et du régime RDPC-Biya quant à toute atteinte éventuelle à la sécurité
de notre digne, compétente et valeureuse concitoyenne. La logique de la
Terreur, qui vise à perpétuer dans notre pays le diktat des escadrons de la
mort du régime Biya, se retournera coûte que vaille contre ses auteurs. Ce
n’est pas le peuple qui doit craindre le dictateur, c’est le dictateur qui doit
craindre le peuple : où sont donc les Ceaucescu ? Les
Duvallier ? Les Mobutu ? Les Idi Amin Dada ? Les Ahidjo ?
Les Lassana Conté ? Qui doute un seul instant que ce régime, qui scolarise
presque tous ses enfants à l’étranger, s’enfuira peureusement à leurs côtés
quand notre peuple prendra méthodiquement toutes ses responsabilités ? M.
Biyiti Bi Essam a-t-il oublié le type de concertation qui remplit aujourd’hui
nos prisons de ses anciens collègues du RDPC et du Gouvernement ? Une
concertation minoritaire de pilleurs, de criminels, de menteurs peut-elle
réussir indéfiniment contre un peuple concerté ?
4) Mais venons-en au
clou de cette tribune perfide de M. Biyiti Bi Essam. Sa manœuvre finale porte
sur l’instrumentalisation de la ville de Douala et des oppositions
artificielles créées par la politique du RDPC entre de prétendus allogènes et
autochtones inventés de toutes pièces par la géostratégie néocoloniale. D’abord, le titre
de la tribune connote implicitement l’idée que ce sont « ceux qui font boutique » qui
veulent brûler Douala, et une autre phrase désigne, en plus du CODE
: « Que les Députés du Wouri répondent ».
De quels faiseurs de boutiques Biyiti Bi Essam veut-il faire les boucs
émissaires des manifestations de février 2008 ? Les jeunes assassinés dans
nos rues étaient-ils tous des boutiquiers ? Etait-ce une révolte de
boutiquiers ? Quel intérêt au demeurant des boutiquiers ont-ils à ce que
la ville de Douala où ils font boutique brûle ? Biyiti ne pouvant assumer
ses insinuations notoirement ethnicistes, se défausse alors : « Que
les Députés du Wouri répondent ». Mais Jean-Michel Nintcheu, député du
Wouri n’a-t-il pas déjà répondu ? Jean-Jacques Ekindi, député du Wouri
n’a-t-il pas répondu ? N’ont-ils pas tous dénoncé les crimes commis par le
pouvoir contre la jeunesse en 2008 ? Douala n’est-elle que l’affaire des
gens du Wouri ? Sommes-nous désormais dans une Confédération de
Bantoustans ? En réalité, Biyiti Bi Essam veut faire appel à la coterie
tribaliste du RDPC qui chaque fois se fait passer pour représentante des
intérêts des « vrais enfants de Douala ». Il en appelle aux réflexes
ethnicistes qui permettent depuis la Colonisation de distraire les Camerounais
du problème national en les opposant artificiellement les uns aux autres.
Mieux encore, M. Biyiti Bi Essam néglige un fait saillant : les
manifestations de février ont embrasé la plupart des grandes villes du pays, y
compris le quartier d’Etoudi à Yaoundé, forteresse réputée imprenable du petit
prince sanguinaire. Elles étaient largement nationales, comme la misère
produite par ce régime l’est largement. M. Biyiti Bi Essam veut généraliser le
concept d’auto-défense testé sur les campus de la Capitale et durant les Villes
Mortes contre le peuple camerounais. Sait-il au moins que dans le Sud et le
Centre du pays, où le livre de notre compatriote Charles Ateba Eyene a ouvert
la boîte de Pandore, les paradoxes du Pays Organisateur ont poussé les citoyens
à se communiquer la maxime : « même morts, on pourra dire
« non » un jour à Biya ? »
Le CODE rappelle au pouvoir dictatorial et corrompu que la crise de
confiance qui le sépare du peuple camerounais est irréversible. Elle ne peut
conduire qu’à un douloureux divorce, qui a déjà eu lieu depuis au moins
1990 ! Et c’est sur les barricades du peuple en colère que finissent
souvent les pouvoirs psychopathes, à défaut de se soumettre au verdict des
urnes.
Le CODE ne peut donc s’empêcher de poser à M. Biyiti Bi Essam, au
dictateur Biya et à son régime qui jouit sur les Camerounais assassinés, la
vraie question de l’heure :
« Faut-il
vous laisser continuer ? »
Le CODE dit « non », « non » et « non »
encore ! C’est le peuple camerounais qui aura raison de vous, et il y
travaillera d’autant plus ardemment que votre mépris pour lui vous
aveuglera ! C’est aux tueurs du peuple et non au peuple de trembler !
C’est aux pilleurs du peuple et non au peuple de trembler ! C’est aux
manipulateurs du peuple et non au peuple de trembler !
Les morts de février 2008
seront célébrés au Cameroun, bien après votre chute, jusqu’à la fin des
temps !
NOUS NOUS Y ENGAGEONS !
Dr Moïse ESSOH ; Secrétaire Exécutif du CODE
G. TENE SOP ; Secrétaire à la Communication du CODE
Dr Patrice NDJOUMI, Membre du Comité de coordination du CODE
Magloire ZINTCHEM, Membre du Comité de coordination du COD
samedi 28 février 2009
Massacres de février 2008 au Cameroun: le CNR appelle à une action énergique de la part de l'ONU!
« La gravité et la
récurrence des violations des droits Humains par le régime criminel de Paul
Biya exige la nomination d’un représentant spécial des Nations unies pour les Droits
de l’Homme au Cameroun !»
Le Conseil
National pour la Résistance se joint à l’opinion militante et à la
communauté nationale pour commémorer le premier anniversaire de l’irrésistible
déluge de feux que le régime néocolonial - criminel de Paul Biya, a ouvert sur
la jeunesse camerounaise en février 2008 et qui a fait selon l’observatoire
National des Droits de l’Homme (ONDH), « plus de 139 morts dans tout le pays ».
Cette jeunesse massacrée, luttait contre la «vie chère» et contre le
tripatouillage constitutionnel initié par le régime impopulaire et illégitime
pour confisquer le pouvoir.
Le Conseil National pour la Résistance est d’autant plus concerné par
cette commémoration que l’un de ses
dirigeants, le Camarade Jacques Tiwa,
Coordonnateur National du CNR au Cameroun, a été tué, le 29 février 2008 à
Douala, au cours de cet odieux pogrom. Le Camarade Jacques Tiwa avait été filé
à la sortie de son domicile par des
policiers en civils et sommairement exécuté dans la rue, par une patrouille des
forces de défense et de sécurité dont le cargo s’est arrêté à son niveau .Un
militaire, visiblement en mission, y est descendu et a, sans sommation,
froidement ouvert le feu sur notre camarade, alors qu’il ne portait sur lui
aucune arme! La famille de Tiwa a par la suite été victime de graves menaces et
d’actes d’intimidations, qui ont obligé sa veuve et ses deux enfants mineurs à
se cacher pendant plusieurs mois et à déménager plusieurs fois, en une année ,
afin échapper aux persécutions du régime.
Un
an après cette répression sauvage, contre le peuple camerounais et sa jeunesse,
le bilan de ces tueries varie selon les
sources: de 40 morts pour le gouvernement criminel à 140 morts pour l’ONDH.
Mais le CNR pense que le bilan exact de cette folie meurtrière se situe à
plusieurs centaines de victimes, si l’on tient compte des dizaines de corps
sorties nuitamment des morgues, au plus fort des évènements, par les forces de
répression, pour être ensevelies dans des fosses communes. Il ne faut pas aussi
perdre de vue que les massacres contre les populations civiles avaient atteint
leur paroxysme sur le pont du Wouri, le 27 février, lorsque la gendarmerie et
l’armée camerounaises, appuyées par un hélicoptère de combats, avaient ouvert le feux sur 2000 manifestants sur le
pont du Wouri, provoquant un véritable carnage. Des centaines de jeunes, cherchant à se sauver, étaient tombés dans le
fleuve et s’étaient noyés ! Plusieurs semaines après les massacres, des pêcheurs
du fleuve Wouri, pouvaient apercevoir des corps flotter sur l’eau ou même
les prendre dans leurs filets de
pêche !
En dehors des citoyens tués, de centaines d’autres personnes arrêtées au
cours de ce soulèvement populaire et condamnées á des peines allant jusqu’à 15
ans de prison, croupissent toujours dans les prisons-mourroirs du régime. La
mesure de grâce prise en
mai 2008 par le despote sanguinaire de Yaoundé n’a touché qu’un très petit
nombre de personnes. La très grande majorité demeure en prison. Ce sont des prisonniers politiques, dont le CNR réclame
la libération
immédiate et une loi d’amnistie au profit de toutes les personnes arrêtées et
condamnées dans le cadre du soulèvement populaire de février 2008 au Cameroun.
Au vu de la gravité et de la récurrence des violations des Droits Humains
et d’atteintes à la vie des citoyens dont s’est régulièrement rendu coupable le
pouvoir antidémocratique de Yaoundé,
depuis au moins 1990, et qui a endeuillé des milliers de familles
camerounaises, et au vu de l’impunité
totale dont jouissent les auteurs de ces violations, le Conseil National pour la
Résistance appelle à la nomination d’un représentant spécial des Nations Unies
pour les Droits de l’Homme au Cameroun afin de prévenir d’autres tueries qui
pointent à l’horizon avec d’autres soulèvements populaires qui ne manqueront
pas d’éclater suite à la décision de Paul Biya de s’éterniser au pouvoir.
Le Conseil
National pour la Résistance est convaincu que la passivité, la complaisance
et l’attentisme des partenaires du Cameroun vis-à-vis du pouvoir antidémocratique
du Cameroun, encouragent les tenants de ce régime à persévérer dans les crimes
politiques contres des opposants et des activistes afin d’empêcher toute
contradiction et toute expression démocratique plurielle.
C’est pourquoi le CNR
- MUN, appelle les partenaires du Cameroun à geler les biens des
tortionnaires du régime camerounais dans les pays occidentaux et à interdire
l’accès de leur territoire à ces criminels d’une autre époque. Une telle
mesure coercitive contre les auteurs et les commanditaires de violations des Droits
de l’Homme au Cameroun, pourrait, sans aucun doute, prévenir d’autres cas de
violations en amont.
Toute autre démarche en dehors de telles mesures
concrètes, ne serait que ponce-pilatisme ridicule et un blanc seing donné à ces
apatrides serviles qui prétendent gouverner le Cameroun., pour continuer leurs
crimes contre les camerounais.
Le Conseil
National pour la Résistance – Mouvement Um nyobiste (CNR – MUN), enfin,
tient à encourager le vaillant peuple camerounais à rester debout et mobilisé
jusqu’à la victoire finale contre le régime kleptomane et sanguinaire qui
s’accroche par la violence au pouvoir à Yaoundé.
Le sang des combattants versé, sera
vengé !!!
Honneurs et gloire éternelle
aux martyrs de la cause nationale !
A bas les assassins du peuple !
A bas le despote sanguinaire Paul Biya !
La lutte continue. Pour la Patrie et l’Afrique, nous vaincrons!
Fait ce 28 février 2009
Pour le Conseil Exécutif,
Tene Sop G.
Secrétaire Général du Conseil National pour
la Résistance / Mouvement Umnyobiste
cameroon.resistance.council@googlemail.com
Cliquez ici pour lire la Déclaration en PDF: Commemoration_des_massacres_de_fevrier08_declaration_du_CNR_MUN
jeudi 26 février 2009
Commémoration des tueries de Février 2008: Le Conseil National pour la Résisrance mobilise en Allemagne!
Commémoration des
Massacres de Février en Allemagne !
Tiwa Jacques, Membre fondateur du CNR-MUN et ancien leader du Parlement Estudiantin camerounais
Le 28 février 2008, Jacques
TIWA, Coordonateur National du Conseil National pourla Résistance, était
lâchement mitraillé à Douala, par un détachement des forces de répression
camerounaises, portant à plus d’une centaine le nombre de personnes
massacrées au cours du soulèvement populaire de février 2008 au Cameroun.
Pour commémorer le 1er anniversaire de ces tueries du régime
néocolonial criminel et corrompu du dictateur Paul Biya contre la jeunesse
camerounaise en lutte ;
Le Conseil National pour la Résistance – Mouvement Umnyobiste
(CNR – MUN),
Sous
le Haut patronage du CODE;
Organise une séance d’information
et d’échanges sur la situation politique actuelle et celle des Droits Humains
au Cameroun ;
Suivie d’une Conférence-débat.
Thème: « Leçons à tirer du soulèvement populaire de février 2008 et perspectives
pour la lutte pour changement au Cameroun»
Date:
Samedi 28 février 2009
Heure: 15h à
19heures
Adresse: Maison Camerounaise,
Buxtehuder Str. 13, 21073,Hamburg)
Conférenciers:
G. Tene Sop; Secrétaire Général du Conseil National pour Resistance CNR-MUN), Ancien Sécretaire Exécutif du CODE
Dr Benjamin Leumni, juriste-criminologue, Membre du Comité
Directeur de l’UPC
Le public y est
cordialement invité.
Honneurs
et Gloire aux martyrs de février !
Contact et information: 01634637140
Email : cameroon.resistance.council@
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la DiasporaSous le patronage du CODE - Collectif des
Organisations Démocratiques et Patriotiques des Camerounais de la Diaspora; et avec le soutien de: l’Union des
Populations du Cameroun, Campaign for Freedom and Democracy in Cameroon et le
Cercle Felix Moumié.






















